Dans un communiqué de presse publié ce mardi 24 mars par la Mission permanente d’Haïti auprès de l’Organisation des États américains (OEA), les autorités ont annoncé avoir fait un plaidoyer en faveur d’un renforcement de la coopération internationale en matière de sûreté maritime, à l’occasion de la Conférence 2026 de l’OEA, tenue les 18 et 19 mars à Panama.
Selon la Mission permanente, cette démarche s’inscrit dans la vision stratégique impulsée par le gouvernement, sous la conduite du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, visant à répondre de manière structurée aux défis sécuritaires croissants auxquels le pays est confronté. « La sécurité maritime apparaît comme un pilier indispensable au rétablissement durable de la stabilité en Haïti », souligne le communiqué.
Intervenant au nom des priorités nationales, le représentant d’Haïti a plaidé pour une meilleure coordination des initiatives internationales, en s’appuyant notamment sur les mécanismes existants au sein de l’OEA. Il a insisté sur la nécessité « d’éviter les chevauchements et d’accroître l’efficacité des interventions », dans un contexte où la multiplicité des actions requiert une harmonisation accrue.
Toujours selon la Mission permanente, cette orientation « s’inscrit pleinement dans la vision stratégique impulsée par le Premier ministre », laquelle vise à « renforcer durablement les capacités de l’État haïtien en matière de sécurité » tout en promouvant une coopération internationale « plus cohérente, efficace et orientée vers des résultats concrets ».
Le communiqué met également l’accent sur l’importance de mobiliser et de mutualiser les ressources disponibles. Les autorités haïtiennes ont ainsi appelé à « mobiliser les ressources techniques, financières et opérationnelles autour d’objectifs clairement définis et alignés sur les priorités nationales », tout en inscrivant cette coopération dans une dynamique progressive et durable.
Organisée par le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) de l’OEA, la conférence a réuni des représentants d’États membres, des partenaires internationaux, des organisations régionales, des bailleurs de fonds ainsi que des experts techniques.
D’après la Mission permanente d’Haïti, les échanges ont permis d’établir un diagnostic partagé de la situation sécuritaire, d’identifier les initiatives en cours et de mettre en évidence les principales lacunes en matière de sûreté maritime et de sécurité portuaire.
Par: Daniel Zéphyr
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