Invité ce mardi 24 février 2026 à l’émission « Le Rendez-Vous » animée par Volcy Assad, le porte-parole du parti Fanmi Lavalas, Jodson Dirogène, a détaillé les motivations ayant conduit sa formation politique à apposer sa signature au « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », officiellement présenté le 23 février à la Villa d’Accueil.
À l’instar de l’accord politique ayant favorisé l’installation du Conseil Présidentiel de Transition, Fanmi Lavalas a choisi de s’inscrire dans cette nouvelle démarche de concertation nationale. La présence remarquée de Maryse Narcisse, ancienne candidate à la présidence sous la bannière du parti, lors de la cérémonie officielle, a confirmé l’engagement de la structure dans ce processus.
« L’élément fondamental pour nous demeure la sécurité », a affirmé sans ambages Jodson Dirogène. Selon lui, c’est principalement la dégradation persistante du climat sécuritaire qui a motivé le parti à revenir à la table des discussions afin d’explorer les voies et moyens susceptibles de restaurer l’ordre public. Le porte-parole estime que le document accorde une place centrale à la résolution du phénomène de l’insécurité et qu’il traduit une volonté manifeste d’apaisement. « Nous avons pris acte des engagements contenus dans ce Pacte, mais nous veillerons scrupuleusement à ce qu’ils soient respectés », a-t-il prévenu.
Pour Fanmi Lavalas, la crise actuelle constitue un obstacle majeur à l’organisation d’élections crédibles. Il estime que le contexte actuel ne se prête pas à une compétition électorale sereine. Toutefois, il rappelle que son parti dispose d’une longue tradition électorale. « Nous avons l’expérience des scrutins et l’habitude de les remporter », a-t-il souligné, évoquant notamment l’élection de Jean-Bertrand Aristide à la présidence sous la bannière Lavalas.
Le parti considère qu’un certain nombre de conditions préalables doivent impérativement être réunies pour envisager un retour aux urnes. La restauration de la sécurité, la création d’un climat de confiance et l’implication de l’ensemble des forces vives apparaissent, selon lui, comme des prérequis incontournables.
Dans cette perspective, Fanmi Lavalas appelle à une mobilisation élargie des acteurs politiques, économiques et sociaux afin de faire face à la gravité de la situation. « L’ampleur de la crise dépasse les capacités d’un seul individu ou d’un seul groupe », a estimé le porte-parole, plaidant pour une action collective guidée par l’intérêt supérieur de la nation et le bien-être de la population.
Le document prend acte de la cérémonie du 7 février 2026 au cours de laquelle le Coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition a transféré la gestion du pouvoir exécutif au Conseil des ministres présidé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il rappelle également l’engagement du chef du gouvernement à rétablir la sécurité, à organiser des élections et à mettre en œuvre un programme d’apaisement social, engagement formulé lors de son adresse à la Nation le même jour.
Cette période intérimaire court du 7 février 2026 jusqu’à l’organisation des prochaines élections et l’installation d’élus légitimes à la tête de l’État. Le Premier ministre est appelé, dès la signature du Pacte, à engager des consultations en vue de former un cabinet ministériel impartial, technique et efficace, composé de femmes et d’hommes choisis sur la base de critères de compétence, d’objectivité et d’éthique.
Par: Daniel Jean
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