Par une circulaire référencée No 014 datée du 3 février, adressée à l’ensemble des ministres du gouvernement, le chef du gouvernement annonce un tour de vis sur la pratique récurrente de la location de véhicules au sein de l’administration publique.
Dans ce document, le Premier ministre rappelle que la bonne gouvernance constitue l’un des engagements majeurs de l’équipe gouvernementale qu’il dirige. À ce titre, insiste-t-il, tous les actes posés dans l’exercice des fonctions publiques, en particulier ceux liés à l’engagement des dépenses de l’État, doivent répondre à des exigences strictes de rigueur, de transparence et de responsabilité.
La circulaire met en exergue une situation jugée préoccupante. Selon les données communiquées par les services du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), le Trésor public a déboursé, pour les seuls trois premiers mois de l’exercice fiscal 2025-2026, pas moins de sept milliards neuf cent millions deux cent mille gourdes (7 900 200 000 Gdes) au titre de la location de véhicules.
Le Premier ministre qualifie cette propension à recourir massivement à la location de véhicules de pratique « préjudiciable à l’État ». Il enjoint en conséquence les titulaires de portefeuilles ministériels de donner des instructions claires au sein de leurs administrations respectives, ainsi qu’aux organismes placés sous leur tutelle, afin de mettre fin à ces dépenses jugées abusives ou, à tout le moins, de les limiter strictement aux besoins essentiels et dûment justifiés.
Avant cette circulaire, le Premier ministre avait déjà interdit aux ordonnateurs de dépenses publiques d’accorder des subventions.
Cette décision est aussi prise à la veille du 7 février 2026. Le Premier ministre est soutenu par l’ensemble de la communauté internationale, particulièrement les États-Unis qui voient en lui l’homme capable d’assurer la gestion du pays après le 7 février 2026.
Par: Daniel Jean
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