Un climat de crispation s’installe entre le secteur privé et les nouvelles autorités haïtiennes. En cause : les réserves exprimées dans une lettre adressée le 9 juillet 2025 au premier ministre Alix Didier Fils Aimé par Fritz Alphonse Jean, président du Conseil présidentiel de transition (CPT) sur la légalité du contrat entre la Caribbean Port Services (CPS) et l’Autorité portuaire nationale (APN). Face à cette mise en cause publique, la réponse de la Caribbean Port Services ne s’est pas fait attendre. Dans une correspondance adressée directement aux membres du CPT, le président du conseil d’administration de la société, Philippe Coles, a vivement rejeté les allégations de non-conformité.
« Nous avons pris connaissance, avec étonnement, de cette lettre circulant sur les réseaux sociaux, qui laisse croire à une irrégularité contractuelle. Il s’agit d’insinuations infondées qui peuvent nuire à notre réputation », a réagi la Caribbean Port Services.
La société affirme que toutes les procédures ont été respectées, et que l’accord conclu avec l’APN est conforme aux normes et règlements en vigueur. « Les conditions de fermage, ainsi que les services fournis à l’APN, sont en totale conformité avec les exigences légales et contractuelles », assure la direction de CPS dans sa lettre signée par Philippe Coles, président de son conseil d’administration.
Tout en rejetant les soupçons, la société se dit néanmoins disposée à rencontrer les membres du CPT afin d’éclaircir toute zone d’ombre. « Nous restons disponibles pour fournir toutes les explications nécessaires sur la nature et la durée de l’accord », précise la lettre de la compagnie qui appelle à un dialogue serein. L’entreprise insiste sur l’importance de préserver les partenariats public-privé, notamment dans des secteurs aussi stratégiques que les infrastructures portuaires.
Dans une lettre adressée le 9 juillet 2025 au premier ministre Alix Didier Fils Aimé, l’actuel chef de l’exécutif Fritz Alphonse a questionné la durée de cet accord, qu’il juge anormalement longue plus de 25 ans, soit près de trois fois la durée habituelle d’un contrat de ce type, généralement limité à neuf ans. A part ce dossier, d’autres contrats ont été pointés du doigt par le président du CPT qui par cette correspondance officialise ses rapports conflictuels avec le premier ministre.
Arnold Junior Pierre
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