Le parti Les Engagés pour le Développement (EDE) a inauguré, ce lundi 7 juillet 2025, une salle de conférence baptisée Jovenel Moïse. Cette activité, portée par la formation politique dirigée par l’ancien ministre et Premier ministre sous Jovenel Moïse, Claude Joseph, s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 4e anniversaire de l’assassinat du 58e président d’Haïti.
Le public s’est réuni dans une salle décorée en vert, couleur emblématique du parti EDE, pour rendre hommage de manière forte et solennelle au feu président Jovenel Moïse, assassiné dans sa résidence privée dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, par un commando d’étrangers.
À Delmas 58, au siège du parti, cette nouvelle salle de conférence porte désormais le nom de Jovenel Moïse. Dans son discours de circonstance, Claude Joseph a présenté cette initiative comme « une façon d’honorer la mémoire d’un homme qui s’était engagé à combattre le système politico-économique haïtien. »
« Nous voulons poursuivre l’œuvre commencée par le Président et défendre les idéaux qu’il portait, tout en inscrivant durablement son héritage dans la conscience politique haïtienne », a-t-il soutenu.
Alors que ce 7 juillet marque le quatrième anniversaire de ce magnicide, la justice haïtienne continue de tourner en rond. Selon le président du comité stratégique de l’EDE, Claude Joseph, les véritables commanditaires et ceux qui ont facilité cet acte funeste manipulent encore la justice. Il accuse certains acteurs de chercher à acculer les proches de l’ancien président, notamment son épouse Martine Moïse, qui a, à plusieurs reprises, refusé de se présenter physiquement devant la justice haïtienne. À chaque convocation, ses avocats, dont Me Jeanty Emmanuel, ont avancé des raisons de santé et des difficultés sécuritaires.
Claude Joseph, pour sa part qui répond à chaque invitation judiciaire, dénonce ce qu’il considère comme un triple assassinat : « d’abord l’assassinat du caractère de Jovenel Moïse, ensuite son assassinat physique, et enfin la tentative d’effacer sa mémoire en cherchant à incriminer ses proches. »
« L’inauguration de cette salle est un signe de résistance », a martelé le numéro un de EDE.
En citant les projets phares de Jovenel Moïse, notamment la généralisation de l’électricité, Claude Joseph a promis :
« Nous ne laisserons pas assassiner sa mémoire. »
Le parti espère que cette nouvelle salle de conférence baptisée Jovenel Moïse deviendra un espace de réflexion sur ses idéaux et sur la continuité de ses combats.
Si la mémoire de Jovenel Moïse continue d’être évoquée aujourd’hui, la justice, notamment haïtienne, agit toujours avec une lenteur qui, selon certains, s’apparente à de la complicité. Pourtant, aux États-Unis, plusieurs personnes impliquées dans ce dossier ont déjà été jugées et condamnées.
Les questions essentielles restent entières : Qui a tué le 58e président haïtien ? Qui a financé l’opération ? Entre zones d’ombre et lenteur judiciaire, la quête de justice demeure. Aujourd’hui encore, pour celui qui avait été élu avec plus de 50 % des voix lors des élections organisées par Jocelerme Privert en 2016, le mystère reste entier.
Par Wideberlin Sénexant
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