PubGazetteHaiti202005

Panique à Lascahobas : un policier tué, deux agents de la BSAP enlevés près de la commune, la dernière journée des examens officiels annulée

Internet

Des bandits de la coalition criminelle «  Viv ansanm » ont attaqué tôt ce matin plusieurs  localités de la commune de Mirebalais situées non loin de Lascahobas. Un policier a été tué, deux agents de la Brigade de Surveillance des Aires Protégés ont été enlevés par les gangs.  Cette situation a provoqué une panique générale à Lascahobas, a rapporté une source à la rédaction.


La commune de Lascahobas est sous tension. Les gangs armés poursuivent leurs actes criminels dans le pays . En effet, des bandits des gangs « 400 mawozo » et « taliban », occupant la ville de Mirebalais depuis trois mois progressent dans d’autres localités du département du centre. Ces derniers ont pris d’assaut tôt ce matin les localités Desvarrieux et Savane Lacoupe entre autres  situées à Mirebalais non loin de Lascahobas.

Ils ont abattu un policier dans des échanges de tirs et ont enlevé deux agents de la Brigade de Surveillance des Aires Protégés (BSAP).  Les bandits ont également incendié des maisons.

Dans des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, on peut remarquer le corps sans vie d’un policier en train d’être humilié par les gangs, un agent de la BSAB enlevé maltraité et deux véhicules des forces de l’ordre en leur possession.

Pour l’heure ces derniers poursuivent leur expansion dans le département du Centre.  Ils occupent la localité de serazin située à près de 2 km de Lascahobas.

Des habitants par crainte de se faire tués fuient leur domicile. La dernière journée des examens officiels de la 9ème année a été annulée. La population est aux abois, rapporte cette source, soulignant le renforcement des forces de l’ordre. Mais, on ignore s’ils ont réussi à chasser les gangs pour éviter que Lascahobas devienne un nouveau territoire perdu.


Cette énième attaque armée dans le pays survient quelques semaines après celle perpétrée contre  la Commune de La Chapelle qui a forcé près de 9000 personnes à fuir leurs maisons, selon un rapport du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires  des Nations Unies (OCHA). Cependant, depuis mars les communes de Mirebalais et Saut-d’Eau ont été pris en otage par des bandits armés provoquant le deplacement massif de 147 000  personnes.  À Petite-Rivière de l’Artibonite les chiffres sont également assez importants.  Le nombre de déplacements forcés a atteint le record de 1,3 million de personnes.

Par: Daniella Saint-Louis

Politique

Culture

Economie

Sport