C’est un premier bilan officiel après les frappes d’Israël en Iran. Au moins 935 personnes ont été tuées en Iran pendant la guerre de 12 jours avec Israël qui a pris fin le 24 juin, a annoncé lundi l’agence officielle iranienne Irna.
Le conflit entre Israël et l’Iran a débuté le 13 juin 2025 avec l’opération Rising Lion, une série de frappes israéliennes visant les installations nucléaires et militaires de Téhéran, Natanz, Fordo et Ispahan. En réaction, l’Iran a lancé des centaines de missiles et drones vers Israël, dont la majorité ont été interceptés grâce aux défenses israéliennes.
« Pendant la guerre de 12 jours menée par le régime sioniste contre notre pays, 935 martyrs ont été identifiés jusqu’à présent », parmi lesquelles 132 femmes et 38 enfants, a déclaré l’agence, citant le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir.
Malgré le cessez-le-feu les deux pays continuent les frappes avec les frappes meurtrières. Des dizaines de membres du personnel, deux détenus et un passant figurent parmi les victimes de l'attaque israélienne de ce lundi 30 juin 2025 contre la prison d'Evin à Téhéran, un établissement tristement célèbre où sont détenus de nombreux prisonniers politiques et dissidents.
Le bilan de l'attaque a été rendu public dimanche par le pouvoir judiciaire iranien et confirmé par les groupes de défense des droits de la personne, alors que la fin du cessez-le-feu d'une semaine entre Israël et l'Iran approche, malgré les doutes des deux parties quant à la tenue de la trêve.
Le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, a indiqué sur le site officiel de l'agence de presse Mizan qu'au moins 71 personnes avaient été tuées lundi, dont des membres du personnel, des soldats, des prisonniers et des membres de familles en visite.
Les responsables n'ont pas fourni de ventilation du nombre de victimes. Selon l'organisation Human Rights Activists in Iran, basée à Washington, au moins 35 personnes étaient des membres du personnel et deux étaient des détenus.
Parmi les autres personnes tuées figurent une personne qui se promenait dans les environs de la prison et une femme qui allait rencontrer un juge au sujet de l'affaire de son mari emprisonné, a indiqué l'organisation.
L'attaque du 23 juin, la veille de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et l'Iran, a touché plusieurs bâtiments de la prison et a suscité des inquiétudes de la part des groupes de défense des droits concernant la sécurité des détenus.
La raison pour laquelle Israël a ciblé la prison n'est pas claire, mais l'attaque a eu lieu le jour même où le ministère de la Défense a déclaré qu'il attaquait «des cibles du régime et des organes de répression du gouvernement au cœur de Téhéran».
La nouvelle de l'attaque de la prison a été rapidement éclipsée par une attaque iranienne contre une base américaine au Qatar plus tard dans la journée, qui n'a pas fait de victimes, et par l'annonce du cessez-le-feu.
Le jour de l'attaque, le Centre pour les droits de l'homme en Iran, basé à New York, a critiqué Israël pour avoir frappé la prison, considérée comme un symbole de la répression par le régime iranien, affirmant qu'il s'agissait d'une violation du principe de distinction entre les cibles civiles et militaires.
BMFTV avec Gazette Haiti News
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