PubGazetteHaiti202005

Trump mise sur l’auto-expulsion : 1 000 dollars et un vol gratuit pour inciter les migrants à partir volontairement 

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Pour réduire les coûts liés aux expulsions forcées, l’administration Trump propose une aide financière et un billet d’avion aux migrants sans papiers qui acceptent de quitter volontairement les États-Unis. Une mesure stratégique et économique, présentée comme plus efficace que les pratiques de l’ère Biden.

L’administration Trump poursuit sa croisade contre l’immigration clandestine avec une approche inédite : offrir 1 000 dollars et un billet d’avion aux migrants en situation irrégulière qui choisissent de quitter volontairement le territoire américain. Cette initiative, annoncée officiellement ce lundi 5 mai 2025 par le département de la Sécurité intérieure (DHS), vise à réduire les dépenses fédérales tout en accélérant les départs.

Selon les chiffres du DHS, une expulsion contrainte coûte en moyenne 17 000 dollars par personne, incluant arrestation, détention et rapatriement. En comparaison, le programme d’auto-expulsion, incluant l’allocation et le billet d’avion, reviendrait à environ 4 500 dollars, soit une économie d’environ 70 % pour le gouvernement.

« C’est une solution plus humaine, plus rapide et bien moins onéreuse », a déclaré Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure. Les autorités s’appuient également sur CBP Home, une application gouvernementale lancée plus tôt cette année, pour suivre et confirmer les départs, condition préalable au versement des fonds.

Cette mesure s’inscrit dans un contexte de durcissement général à l’égard des migrants sans papiers. Des restrictions, notamment l’accès limité aux services financiers, ont été mises en place pour inciter au départ volontaire, tout en évitant les procédures longues et coûteuses d’expulsion.

Depuis la prise de fonctions de Donald Trump, le 20 janvier dernier, environ 152 000 personnes ont été expulsées, selon le DHS. Ce chiffre reste inférieur aux 195 000 expulsions enregistrées entre février et avril 2024 sous l’administration Biden. Ce recul, combiné à l’explosion des coûts liés aux expulsions forcées, aurait poussé la Maison-Blanche à opter pour une stratégie d’auto-expulsion à grande échelle.

Donald Trump avait laissé entrevoir cette politique mi-avril dans une interview accordée à Fox Noticias, expliquant qu’il souhaitait « travailler avec ceux qui partent volontairement » et qu’il ne fermait pas la porte à leur retour, sous conditions légales.

Reste à savoir si cette initiative séduira les migrants concernés — et si elle s’imposera comme un modèle durable de gestion des flux migratoires.

Wideberlin SENEXANT avec Presse Internationale

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