L'ancienne gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean, dénonce la terreur des gangs qui deviennent de plus plus agressifs et violents en Haïti. A travers une déclaration faite sur les réseaux sociaux, elle se fait la porte parole d’un ensemble de responsables d’universités et d’organisations de la société appelant à la tenue d’un « congrès patriotique » afin de sortir le pays du bourbier dans lequel il se trouve.
« Le pays n'en peut plus! Il ne reste plus rien pour que les bandits armés aient le contrôle total de la capitale sous les yeux impuissants des dirigeants qui se sont succedé au pouvoir depuis l'assassinat de l'ex président Jovenel Moïse », s'alarme Michaelle Jean dans une déclaration.
Le doit à la vie devient chaque jour extrêmement difficile dans le pays où des déplacés internes vivent à la belle étoile et dans des conditions infrahumaines, dénonce l’ex secrétaire générale de la francophonie.
L'haïtiano-canadienne fustige « les dirigeants politiques qui se sont engagés dans une lutte pour le contrôle du pouvoir au lieu de se concentrer sur les solutions à apporter aux problèmes de la population ».
Dans cette déclaration signée par un ensemble de responsables d’universités et d’organisations de la société civile, elle appelle les victimes et tous ceux leur sont solidaires à mettre en place « une réponse collective, solide et organisée contre ce projet criminel qui vise à détruire la société haïtienne ». Michaelle Jean invite par ailleurs tous les Haïtiens en Haïti et à l'étranger à « un congrès patriotique » pour sortir le pays du bourbier.
Il s'agit, en termes d’objectifs fondamentaux, de discuter des voies à prendre et de nouvelles orientations pour rebâtir le pays afin d'assurer un avenir meilleur.
Les signataires entendent discuter lors de ce « congrès patriotique » du rétablissement de la sécurité nationale où l'Etat doit débloquer les grands axes routiers contrôlés par les gangs, faciliter les déplacés internes de regagner leur maison et relancer les activités économiques et sociales dans le pays.
Ils veulent mettre un terme à la transition en créant des conditions propices pour que le peuple puisse faire le choix des autorités légitimes à travers les urnes sans la manipulation des dirigeants actuels, ni influence des mafias et la pression de la communauté internationale.
Enfin, reviser la gouvernance du pays afin d'établir une gouvernance où les serviteurs ne cherchent pas à sauvegarder que leurs intérêts personnels. Mais, de préférence à servir, dit-elle, des mécanismes légaux, institutionnels et culturels pouvant empêcher la reproduction des actions personnelles et clandestines visant à détruire une nouvelle fois le pays.
Michelle Jean demande à toutes les couches sociales de faire ce congrès « le premier pas qui pourra nous ramener sur la voie du développement »
Parmi les signataires de cette déclaration portée par l’ex gouverneure du Canada, on retrouve les noms suivants:
Réseau national de l’enseignement supérieur public (ReNES) Fritz DESHOMMES Président
Université Quisqueya
Jacky LUMARQUE
Recteur
Alovi Dahomey Vodou
Empereur/ Hougan Wilfrid SAINT JUSTE Av .
Coordonnateur Général
Fondation Rédemption Haïti
Dr Sylvain EXANTUS,
Président
Konbit Peyizan Nip ak Konbit Fanm Peyizan Nip (KPN/KFPN) . Berthony PIERRE-LOUIS Coordonnateur
KOZEPEP Charles SUFFRARD Coordonnateur national
Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) Rosy Auguste DUCENA Responsable de programmes
Sant KARL LEVÊQUE Gardy MAISONNEUVE Directeur Exécutif
Par Léon Kersivil
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