PubGazetteHaiti202005

La PNH n’a reçu aucune livraison de drones, dément l’institution policière 

UNKNOWN

La police nationale d’Haïti dément catégoriquement, ce mardi  25 mars 2025, des informations circulant sur les réseaux sociaux faisant croire que l’institution policière a reçu, la veille, de nouveaux équipements et matériels de drones.


« Concernant les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux annonçant que la Police Nationale d'Haïti (PNH) a reçu de nouveaux équipements et matériels de drones, le lundi 24 mars 2025, l'Institution Policière tient à informer le grand public, la Presse en particulier que le Directeur Général a.i. de la PNH, M. Rameau NORMIL, n'a pas reçu de drones », peut-on lire dans une publication faite par la Coordination de Presse et des Relations Publiques de la PNH sur sa page Facebook. 

La police nationale d’Haïti affirme qu’elle « continue néanmoins de mener des opérations contre les gangs avec les ressources dont elle dispose ».

Effectivement, lundi, sur plusieurs photos publiées sur la page Facebook de la primature, on pouvait voir le président du CSPN, le premier ministre Alix Didier Fils Aimé et le directeur général de la PNH Normil Rameau en train de manipuler des drones porteurs d’explosifs dans le cadre d’un CSPN spécial. 

Il s’agissait pour ces deux membres du conseil supérieur de la police nationale d’inspecter des échantillons des nouveaux équipements qui seront livrés sous peu à l’institution policière en vue de renforcer sa capacité opérationnelle, a écrit la primature sur les réseaux sociaux. 

La publication de ces photos sur lesquelles on pouvait remarquer Fils Aimé et Normil en parfaite harmonie n’a pas manqué d’attirer l’attention des internautes. Pour de nombreux observateurs, à l’instar du célèbre lanceur d’alerte John Colem Morvan, si ces deux hauts responsables de la sécurité du pays parvenaient à s’entendre « en mettant de côté les égos, ce serait pour le bien d’Haïti. »
 
Entre temps, les bandes armées ne chôment pas. Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées par balles lundi 24 mars dans la capitale haïtienne, qui est presque tombée totalement sous contrôle des gangs.
Les bandits ont ouvert le feu sur des camionnettes remplies de passagers, à Delmas 19 et Delmas 31, selon les informations rapportés par des riverains.  Les victimes ont été transportées à l’hôpital La Paix à Delmas 33.

Léon Kersivil

Politique

Culture

Economie

Sport