PubGazetteHaiti202005

Trump annonce des tarifs de 25% contre tout pays achetant du pétrole vénézuélien

Matt Rourke/Associated Press

Bien décidé à étrangler économiquement Caracas, Donald Trump a annoncé lundi que les pays achetant du gaz ou du pétrole vénézuélien seraient frappés à partir du 2 avril de droits de douane de 25 % sur toutes leurs marchandises entrant aux États-Unis.

Le président américain, qui multiplie les expulsions de migrants venus de ce pays, a justifié la mise en place de ces droits de douane en écrivant sur son réseau Truth Social que Caracas était « très hostile » aux États-Unis.

Le Venezuela a dénoncé une « nouvelle agression ». « Cette mesure arbitraire, illégale et désespérée, loin d’affecter notre détermination, confirme l’échec retentissant de toutes les sanctions imposées à notre pays », a estimé Caracas dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Ces taxes punitives doivent entrer en vigueur le même jour que les droits de douane « réciproques » que Donald Trump a promis d’infliger tous azimuts aux partenaires commerciaux de son pays.

Ces tarifs réciproques visent selon lui à taxer les produits entrant aux États-Unis en provenance d’un autre pays au même niveau que le sont les produits américains entrant dans ledit pays.

Le président américain parle même du 2 avril comme du « jour de la libération ».

Afin d’accentuer la pression sur Caracas, M. Trump avait annoncé avoir mis fin à la licence permettant au géant pétrolier américain Chevron d’opérer au Venezuela, mais le groupe a obtenu lundi auprès du département du Trésor une prolongation de son permis jusqu’au 27 mai, selon des documents que l’AFP a pu consulter.


Donald Trump a fait des droits de douane la pierre angulaire de sa politique économique, sociale et même diplomatique. Pourtant, bien des économistes considèrent ces mesures comme étant inefficaces, même si elles sont populaires.

Rapport de force


Dans l’esprit de l’ancien promoteur immobilier, les taxes douanières sont une arme universelle permettant à la fois de réindustrialiser les États-Unis, de réduire le déficit commercial, de résorber le déficit budgétaire, de doper l’emploi, et d’établir un rapport de force plus favorable pour Washington sur la scène internationale.


Après avoir brièvement utilisé les tarifs à l’encontre de la Colombie pour forcer le pays sud-américain à accepter le retour de migrants entrés illégalement aux États-Unis, il les a employés contre le Canada et le Mexique pour les inciter à lutter plus efficacement contre le trafic de fentanyl, un puissant opioïde ayant causé une grave crise sanitaire aux États-Unis.

Il avait finalement suspendu une grande part des 25 % appliqués aux produits canadiens et mexicains, alors que les échanges avec les deux pays profitent théoriquement d’un accord de libre-échange tripartite (ACEUM) que le président américain avait négocié et signé durant son premier mandat.


Donald Trump a imposé, pour les mêmes raisons, 20 % de points de pourcentage supplémentaires sur les produits chinois, qui viennent s’ajouter à ceux qui étaient déjà en vigueur avant son retour à la Maison-Blanche fin janvier.

Le président américain a aussi imposé 25 % sur l’ensemble des importations d’acier et d’aluminium entrant dans le pays, cette fois pour protéger l’industrie sidérurgique américaine de la concurrence étrangère, en particulier asiatique.


Avec Le Devoir

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