La liste des promesses non tenues du Président Jovenel Moise ne cesse de s'allonger. On est le 6 janvier 2020, une semaine seulement avant la fin de fin du mandat de la 50ème Legislature, le pays n'est toujours pas dôté d'un gouvernement fonctionnel et légitime comme il l'avait promis.
En effet, le Chef de l'Etat et ses conseillers claironnaient dans la presse qu'ils étaient en pleine négociation avec divers secteurs du pays en vue d'aboutir à la formation d'un gouvernement avant la fin de l'année.
Après la promesse en électricité 24/24, la nourriture dans les assiettes et de l'argent dans les poches, un téléphérique dans le Nord et de l'internet sur les Places Publiques dont le Champs de Mars, le Président ajoute à son passif une autre fallacieuse promesse.
Toutes les tentatives de dialogue du Président Jovenel Moise avec l'opposition se sont révélées infructieuses. Jusqu'à date, il n'a pu rencontrer que ses proches politiques réunis au sein de l'Accord Kinam, son ancien allié Joseph Lambert et Eric Jean Baptiste. Ce dernier ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur l’opposition à laquelle il dit appartenir.
Les partis politiques réunis au sein de l'Accord Marriot, considérés comme la véritable opposition, ont donné une fin de non-recevoir aux invitations du Palais National à dialoguer avec le Président de la République.
Les opposants déclarent n'être pas interressés à cohabiter avec le pouvoir PHTK #2 « en raison de l'implication de Jovenel Moise dans la dilapidation des fonds Pétrocaribe, des massacres de la Saline et du Bel Air entre autres ».
Ils ont créé un Comité de mise en oeuvre dudit accord en vue d'éventuelles discussions sur la démission de Jovenel Moise.
Lors de son discours le premier janvier 2020, le Président haïtien a demandé pardon au peuple haitien, précisément pour n'avoir pas su respecter ses engagememts de doter le pays du courant électrique 24/24. Cependant, au lieu d'assumer son échec, Jovenel Moise a tenté de trouver un bouc émissaire. S'il n'a pu honorer cette promesse, ce n'est pas sa faute dit-il. Il a préféré pointer du doigt ce qu'il appelle "les forces en présence" qui l'auraient empêché de réaliser ce projet que tous les secteurs de la vie nationale trouvaient utopique de concrétiser en si peu de temps.
Jovenel Moise a donc attendu 3 ans plus tard pour se rendre compte qu'il y avait des forces pouvant faire obstacle à son projet. Selon un observateur avisé, on peut toujours pardonner à ceux qui ont commis des fautes, mais pas quand on cherche des boucs émissaires pour expliquer son échec.
Concernant le non respect de sa promesse de former un gouvernement avant la fin de l'année qui va-t-il donc accuser cette fois?
Jose Emmanuel
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