PORT-AU-PRINCE, Le 10 Décembre 2019
En marge de la journée internationale de lutte contre la corruption, Nou Pap Konplis de concert avec ROA et KOLÒN ont organisé une journée de réflexion autour du thème : "la jeunesse haïtienne , sa responsabilité dans la lutte contre la corruption". Plusieurs personnalités de la société civile qui militent contre la corruption en Haïti ont analysé les différents aspect de la corruption en Haïti, sa cause et son impact dans notre vie quotidienne.
Cette journée de débat 2 a été animée par un panel composé du Sociologue Richardson ÉTIENNE , de la journaliste Antoinette DUCLAIRE et du juriste Réginald CALIXTE.
Dans le sillage d'une lutte contre la dilapidation du Fonds PetroCaribe, les intervenants ont profité pour faire un bilan des diverses activités qui ont été organisées pendant un an de lutte ou d'engagement des jeunes citoyens pour demander où est passé l'argent du Petrocaribe (#KotKobPetroCaribeA ?).
Les conférenciers ont aussi souligné qu'il y a urgence pour que les jeunes s'impliquent en profondeur dans la bataille contre la corruption, s'ils s'aspirent vraiment à un lendemain meilleur pour leurs enfants et petits-enfants.
D'après eux, ces jeunes vont devoir se battre jusqu'au bout pour empêcher la montée de ce fléau dans le pays. Les conférenciers insistent sur la nécessité d'expliquer ce concept "corruption" à la population haïtienne tout en faisant une vaste campagne de sensibilisation de la part des différentes organisations qui combattent ce fléau.
Dans ce contexte, Richardson Étienne a invité les dites organisations à se joindre à l'idée de création et de mise en œuvre d'un organe dénommé "Observatoire de la société civile".
Celle-ci, précise-t-il aura pour mission de produire et vulgariser des recherches scientifiques sur la corruption dans le pays afin d'éviter que le dossier de la corruption reste seulement sur le béton.
De son côté, le petrochallenger Ricardo Fleuridor n'y va pas de mains mortes pour critiquer la décision du juge Jean Osner Petit-Papa sur sa derniere ordonnance de non-lieu pour blanchire le sénateur Onondieu Louis et ses complices impliqués dans une vaste corruption et de blanchiment des avoirs. Le petrochallenger a démenti véhémentement le juge d'instruction qui dit n'avoir pas trouvé assez d'indices pour renvoyer ces inculpés par devant le tribunal criminel de son ressort.
Selon Ricardo Fleuridor, la dénonciation par la clameur publique du juge qui a mis ces gens hors des liens de poursuite suffirait pour le CSPJ de sévir contre le magistrat instructeur. C'est une preuve que le CSPJ ne remplit pas véritablement la mission que la loi lui a confiée. Il invite toutes les forces vives de la société civile à se mobiliser contre ces décisions arbitraires, sinon elles seront, elles aussi responsables, par le seul fait qu'ils n'ont pas dénoncé ces dérives juridiques.
LA GAZETTE
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