En déplacement au Chili pour assister à l’investiture du président élu José Antonio Kast, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé, s’est entretenu avec le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, autour des efforts visant à rétablir la sécurité en Haïti et de l’état d’avancement des préparatifs des prochaines élections.
Accompagné de la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, le Premier ministre haïtien a échangé avec le responsable de l’organisation régionale autour de plusieurs dossiers jugés prioritaires pour Haïti. Selon un communiqué de la primature, les discussions ont principalement porté sur les progrès réalisés dans les efforts visant à rétablir la sécurité dans le pays, notamment à travers la mise en place de la Force de suppression des gangs.
La question du processus électoral a également occupé une place centrale dans les échanges. Les deux parties ont évoqué l’état d’avancement des préparatifs en vue de l’organisation des prochaines élections, considérées comme une étape essentielle pour le rétablissement de la stabilité institutionnelle et du fonctionnement démocratique en Haïti.
Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement haïtien a salué l’accompagnement soutenu de l’Organisation des États américains. Selon lui, l’organisation régionale apporte un appui technique important aux autorités haïtiennes, aussi bien dans les initiatives visant à renforcer la sécurité que dans l’organisation du processus électoral.
Hier, 10 mars, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait rencontré le nouveau président chilien José Antonio Kast. Il a également tenu, le même jour au Chili, une importante réunion avec le vice-président de la République d’El Salvador, Félix Ulloa. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération internationale en faveur de la stabilisation de la République d’Haïti.
Le pays s’attend désormais à des retombées positives de ces échanges diplomatiques. Dans un contexte marqué par de multiples défis, notamment l’organisation des élections, le rétablissement de la sécurité demeure toutefois une condition essentielle. Si le Conseil Électoral Provisoire a déjà enclenché le processus électoral à travers l’enregistrement des partis politiques, la question sécuritaire ainsi que la disponibilité des financements restent déterminantes. Après près de dix ans sans élections et une transition qui tend à se prolonger, les attentes demeurent fortes quant aux résultats concrets de ces démarches diplomatiques.
Wideberlin Sénexant
- Log in to post comments


