PubGazetteHaiti202005

Le SPNH-17 dément l’affaire des armes et munitions disparues et donne des explications

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Le SPNH-17 monte au créneau pour démentir formellement les informations qui selon lui font état de la disparition de “300 armes à feu et d’un million de cartouches” au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH). Dans une note rendue publique ce dimanche 1er février, le syndicat affirme avoir mené toutes les démarches nécessaires pour vérifier ces allégations, qu’il qualifie de « fausses et infondées ».

Selon le SPNH-17, aucune arme ni aucune munition n’a été perdue par la PNH. Le syndicat précise notamment que 370 fusils T4 évoqués dans certains cercles n’ont jamais disparu, mais ont été prêtés par les Forces armées d’Haïti afin de renforcer, au début de l’année 2025, la capacité opérationnelle des unités engagées dans la lutte contre la criminalité. Ces armes, soutient le syndicat, sont dûment enregistrées dans la base de données de la police.

Le SPNH-17 rappelle par ailleurs que le système de contrôle et de gestion des armes et munitions de la PNH fonctionne sous la supervision conjointe de la BINUH, de l’ANL et de la PNH, ce qui, selon lui, rendrait toute disparition massive difficilement dissimulable.

Dans ce contexte, le syndicat prend la défense de  “Azor”, commissaire en charge des armes et munitions, qu’il présente comme l’un des policiers les plus intègres, crédibles et professionnels de l’institution. Le SPNH-17 affirme que ce dernier a déjà transmis l’ensemble des informations requises au juge d’instruction Walter Voltaire et qu’il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui.

Le syndicat dénonce ce qu’il appelle un « montage de faux dossiers », destiné, dit-il, à salir l’image de policiers honnêtes. Il cite nommément l’ancien directeur général de la PNH Normil Rameau, le commissaire Azor, ainsi que plusieurs cadres et inspecteurs de l’institution, dont Rony Antoine Bazile, Alfonse Enol Arnold et G. Conseillant, présentés comme des professionnels compétents injustement éclaboussés.

« Le SPNH-17 se tient fermement aux côtés des policiers honnêtes et ne laissera pas des individus corrompus détruire leur réputation », martèle le syndicat, qui appelle à la prudence.

Cette prise de position intervient alors que la justice haïtienne poursuit ses investigations dans le dossier de la disparition présumée de cartouches, ayant conduit à la convocation de l’ex-DG Normil Rameau et de Philippe Jovin, responsable de la DCA, devant la Chambre d’instruction criminelle. Si le SPNH-17 récuse toute perte d’armes ou de munitions, le dossier reste suivi de près par l’opinion publique. 

 


Par: Daniel Jean

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