PubGazetteHaiti202005

Note du 13 décembre : Gué Verlien dément avoir autorisé à signer en son nom le document transféré à la Caricom

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Dans une entrevue accordée à Radio Caraïbes FM ce lundi 16 décembre 2024, Gué Verlien, membre influent du parti politique Pitit Desalin, a fermement démenti avoir autorisé quiconque à signer en son nom le document transféré à la Caricom, élaboré conjointement avec d’autres secteurs tels que Collectif du 30 janvier, EDE, une banche de l’Accord du 21 Décembre et une autre de la Plateforme Résistance démocratique (RED). 

Sortant enfin de son silence, Gué Verlien s’est dit stupéfait de voir son nom figurer sur un document portant sa signature. Il a affirmé qu’il n’a jamais participé, de près ou de loin, à des rencontres, en ligne ou en présentiel, ayant conduit à la rédaction de ce texte. 

Il a indiqué n’avoir autorisé personne à signer en son nom le document transféré à la Caricom le vendredi 13 décembre 2024. Gué Verlien a ajouté que son nom a probablement été utilisé en raison de son rôle de signataire pour Pitit Desalin dans le processus d’intégration au Conseil Présidentiel de Transition.

Gué Verlien a également dénoncé ce qu’il considère comme des « manœuvres malveillantes » orchestrées par certains acteurs de l’opposition, dans le but d’affaiblir et de discréditer le Conseil Présidentiel de Transition. Il a averti qu’il prendrait les mesures nécessaires pour faire respecter ses droits.

Dans ses déclarations, Verlien a reconnu avoir discuté avec l’ancien Premier ministre Claude Joseph, qui lui aurait présenté plusieurs documents. Toutefois, il a précisé qu’il avait demandé que ces textes soient examinés et débattus avec le secrétaire général de Pitit Desalin, Jean-Charles Moïse. Il a également affirmé qu’il n’a jamais reçu ce document physiquement. 

Bien qu’il se soit trouvé au même endroit que Claude Joseph, leurs échanges n’ont, selon lui, en rien validé son implication. Il a tenu à rappeler qu’il n’est pas le secrétaire général de Pitit Desalin et qu’il n’aurait jamais pris une telle décision sans mandat officiel.

Gué Verlien a réitéré qu’il n’avait pas l’autorisation de signer un tel document et qu’il n’aurait jamais agi de la sorte, insistant sur le fait que Pitit Desalin ne saurait adopter une position aussi importante sans consultation de ses instances dirigeantes. Il a également tenu à défendre l’intégrité de leur représentant au sein du Conseil Présidentiel de Transition, Emmanuel Vertilaire, qu’il décrit comme un homme honnête.

Gazette Haïti a tenté en vain de joindre Moïse Jean Charles pour confirmer la position de son parti. Toutefois, selon plusieurs médias, le leader de Pitit Dessalines a affirmé n’avoir pas autorisé Gué Verlien à signer le document. Cependant, aucune note officielle du parti ne dit le contraire plusieurs heures après.

A travers une note conjointe, des parties prenantes de l'accord du 3 avril 2024, dont Collectif du 30 janvier, EDE, une banche de l’Accord du 21 Décembre et une autre de la Plateforme Résistance démocratique (RED) appellent les 4 conseillers non-impliqués dans le scandale de la BNC à se désolidariser des 3 autres inculpés dans ce scandale. Ces structures invitent les Eminentes Personnalités de la Caricom à engager des pourpalers pour constater l'inaplication de l'accord du 3 avril 2024 et la caducité de la mission du conseil présidentiel de transition (CPT). 
L'accord de Montana et Fanmi Lavalas qui ont constaté l'échec de la transition n’ont pas signé ce document rendu public vendredi 13 décembre 2024.

Par : Daniel Zéphyr

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