Dans un rapport rendu public ce jeudi 26 janvier 2023, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a indiqué que 78 policiers ont été assassinés depuis l’investiture de Ariel Henry 20 juillet 2021. Le RNDDH qui impute la responsabilité à ceux qui sont au timon des affaires de l’Etat estime que « la dégradation accélérée de la situation sécuritaire du pays, après quelques jours d’accalmie, a pour objectifs de justifier et d’obtenir de la communauté internationale, l’envoi d’une force militaire étrangère en Haïti. »
C’est un rapport accablant qui en dit long sur le fonctionnement de la Police Nationale d’Haïti durant l’administration de Ariel Henry. Selon le RNDDH, 78 policiers sont tombés sous les balles assassines des bandits armés sous Ariel Henry.
« Le RNDDH souligne que depuis l’ascension au pouvoir du premier ministre de facto Ariel HENRY, les bandits armés, renforcés par son gouvernement, devenus plus arrogants dans leur mode opératoire et élargissant chaque jour un peu plus, leur territoire, s’en prennent régulièrement aux agents de la PNH », écrit le réseau dans son rapport, soulignant qu’il s’agit d’une moyenne de cinq (5) policiers par mois.
« Qu’ils appartiennent à la police administrative ou qu’ils fassent partie des unités spécialisées de la PNH, qu’ils soient simples agents ou hauts responsables, qu’ils soient basés à Port-au-Prince ou dans n’importe quelle autre ville du pays : rien ne concoure à épargner la vie des policiers-ères du pays. Et, ceux et celles qui sont basés dans les différentes communes du département de l’Ouest sont les plus exposés », dénonce le RNDDH.
L’organe de défense des droits humains dit estimer que le président du CSPN, le premier ministre de facto Ariel HENRY ainsi que le directeur général de la PNH, le commissaire divisionnaire Frantz ELBE, sont responsables de chacune de ces soixante-dix-huit (78) vies perdues sous leur règne. « L’histoire retiendra qu’ils n’avaient jamais rien fait en vue de protéger et de préserver la vie de ces agents-tes qui avaient choisi de servir leur pays », fustige le réseau.
Par ailleurs, le RNDDH dit avoir des raisons de croire que la dégradation accélérée de la situation sécuritaire du pays, après quelques jours d’accalmie, a pour objectifs de justifier et d’obtenir de la communauté internationale, l’envoi d’une force militaire étrangère en Haïti. « Dans ce plan macabre, les policiers et policières servent de souffre-douleur aux dirigeants, ce qui fait de tous ceux qui portent l’uniforme de l’institution policière haïtienne, une potentielle victime, à tout moment, de raids, d’assassinats ou de blessures par balles », commente le réseau.
Peu après cette déconvenue de la PNH, les frères d’armes policiers ont craché leur colère dans les rues de Port-au-Prince et dans les villes de province. Ils se sont attaqués à la résidence du Premier Ministre Ariel Henry, du directeur général de la PNH Frantz Elbé et aussi à l’aéroport Toussaint Louverture pour faire échec au retour du Premier Ministre Ariel Henry.
Le RNDDH qui dit comprendre la frustration et la souffrance des agents de la PNH, invite ces derniers à ne pas livrer le pays en général et les rues de Port-au-Prince en particulier, aux mains des bandits armés qui , selon lui, n’attendent que ça. « La protection de la population haïtienne reste et demeure leur sacrosainte mission », dit-il.
Par: Daniel Zéphyr
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