À travers un communiqué de presse daté du samedi 29 octobre 2022, le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) condamne l’assassinat d’Éric Jean Baptiste, Secrétaire Général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP),et ancien candidat à la présidence d’Haïti ainsi que son garde de corps.
" Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haiti (BINUH) condamne dans les termes les plus forts l’assassinat, ce vendredi 28 octobre, d’Éric Jean Baptiste, Secrétaire Général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) et ancien candidat à la présidence d’Haïti et de son garde de corps " , peut-on lire dans le communiqué du BINUH. Rappelant que " Jean Baptiste était un homme politique engagé, au service de la consolidation de la démocratie et de l’état de droit en Haïti " . Son meurtre, dit-il constitue une attaque contre ces valeurs fondamentales.
" Il est impératif que les circonstances entourant sa mort soient éclaircies et que les auteurs de cet assassinat soient arrêtés et traduits en justice " , a fait savoir le BINUH. Précisant qu' " il en va de même pour les autres crimes graves commis récemment, notamment le meurtre de Tess Gary, journaliste de la radio LeBon, retrouvé mort dans la ville des Cayes le 24 octobre et la tentative de meurtre à laquelle a échappé Roberson Alphonse, journaliste du quotidien Le Nouvelliste, le 25 octobre 2022 " .
Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti se dit " extrêmement préoccupé par l’aggravation du climat d’insécurité et exhorte les autorités nationales à redoubler les efforts pour améliorer le climat sécuritaire " .
En outre, il appelle les acteurs de la vie publique haïtienne à s’unir de façon décisive contre la violence qui affecte Haïti afin que la population puisse jouir de ses droits fondamentaux, et à le faire dans le respect des lois et des droits de la personne.
Par ailleurs, le BINUH tient à " présenter ses condoléances aux proches des défunts, aux membres du RDNP ainsi qu’au peuple haïtien et s’associe à leur douleur dans ces moments difficiles" .
Eric Jean Baptiste et son garde du corps ont été assassinés à Laboule 12, zone contrôlée par le gang « Ti Makak » qui avait tué puis brûlé vif le directeur général de l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS) et ancien sénateur Yvon Buissereth.
Par : Daniella Saint-Louis
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