Selon les révélations de l’agence de presse Reuters ce mardi, les Bahamas seraient disposés à envoyer des troupes en Haïti dans le cadre d'une intervention étrangère, à la demande des Nations Unies ou de la Communauté des Caraïbes. Selon un ministre du gouvernement des Bahamas cité par Reuters, une telle intervention serait dans l'intérêt des Bahamas.
Les soutiens sont nombreux pour Haïti en cette période de crise. Après les États-Unis, le Mexique et d’autres membres du conseil de sécurité de l’ONU, les Bahamas soutiennent une intervention militaire étrangère en Haïti. Ils sont même prêts à faire partie intégrante de cette force.
"Si la Caricom décide d'envoyer des troupes, la Caricom déterminera sans aucun doute la composition de cette troupe, qui pourrait inclure des troupes des Bahamas", a déclaré aux journalistes le ministre de la Sécurité nationale, Wayne Munroe."Si telle est la détermination, les Forces de défense seront prêtes, disposées et capables de se déployer", dit-il.
Selon le ministre de la sécurité nationale Wayne Munroe, une telle intervention serait dans l'intérêt des Bahamas, car la Royal Bahamas Defence Force fait déjà un travail considérable pour patrouiller ses eaux territoriales pour les migrants haïtiens.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a suggéré plus tôt ce mois-ci d'envoyer une "force d'action rapide". La proposition présentée par les États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU hier lundi indiquait qu'une force serait dirigée par une "nation partenaire", sans identifier le pays.
Lors de ce conseil de sécurité, des membres du conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies se sont montrés réticents quant aux deux résolutions proposées par les États-Unis et le Mexique qui comprennent un régime de sanctions et l’intervention militaire en Haïti. La Chine et la Russie se sont montrés perplexes. Aucun vote n’a eu lieu.
La Russie et la Chine se sont dites préoccupées par le fait que la question reste sensible en Haïti, où les dirigeants de l'opposition sont contre une force d'intervention étrangère et craignent qu'elle ne soit utilisée pour maintenir le gouvernement actuel au pouvoir.
« De nombreux groupes d'opposition appellent à ne pas autoriser une intervention étrangère et ils font également référence, pour le dire doucement, à une expérience peu réussie avec une ingérence extérieure dans les affaires du pays", a déclaré Dmitry Polyanskiy, représentant permanent adjoint de la Russie. « Nous appelons à prendre en compte ces opinions et à peser soigneusement toutes les conséquences de l'introduction de contingents étrangers dans des formats étrangers internationaux ou régionaux en Haïti. »
Polyanskiy a également insisté contre la précipitation pour mettre en œuvre les sanctions de l'ONU, affirmant que la Fédération de Russie ne peut pas soutenir "des tentatives de faire passer rapidement une résolution" sans discussions pour tenir compte de leur efficacité, de leur nature ciblée et de leurs conséquences humanitaires.
Il faut souligner que le verdict du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sera connu le Vendredi 21 Octobre 2022 à l'issu d'un vote entre les membres du Conseil. La décision doit être unanime pour qu'elle soit d'application.
Par: Daniel Zéphyr
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