La première journée de grève lancée par le Front Unifié des Transporteurs et des Travailleurs d'Haïti ( FUTRAH) supportée par l'Association des Propriétaires et des Chauffeurs d'Haïti (APCH) a été respectée. Les activités étaient complètement paralysées dans le pays, lundi 26 septembre 2022. Des membres de la population ont également manifesté dans certaines communes du pays pour protester contre la cherté de la vie, l'augmentation du prix des produits pétroliers et exiger le départ du premier ministre Ariel Henry. Une institution publique a été saccagée et incendiée aux Gonaïves.
Si les activités tentaient de reprendre timidement dans le pays au cours de ce week-end, après environ deux semaines bloquées, dans le cadre des mouvements de protestation, hier lundi toutes les activités étaient complètement paralysées. La première journée de grève lancée par le Front Unifié des Transporteurs et des Travailleurs d'Haïti ( FUTRAH) supportée par l'Association des Propriétaires et des Chauffeurs d'Haïti (APCH) a été suivie. Les portes des institutions privées et publiques sont restées fermées. Des barricades, des pneus enflammés n'ont pas été trop remarqués dans certaines artères de la zone métropolitaine, cependant le transport en commun était au point mort. Des membres de la population ont également manifesté dans les communes de Carrefour, des Gonaïves, de Port-au-Prince, entre autres. Une institution publique a été saccagée et incendiée tôt dans la matinée du lundi aux Gonaïves.
À carrefour, des barricades ont été érigées sur la chaussé. Le transport en commun était inexistant, les activités étaient au point mort. De nombreux membres de la population ont gagné les rues pour protester contre l'insécurité, l'augmentation du prix des produits pétroliers, et réclamer le départ d'Ariel Henry. Les manifestants qui avaient pour destination le Centre-Ville, arrivés à Fontamara, non loin de Martissant, ont été contraints par des bandits armés de rebrousser chemin.
Des manifestants ont aussi gagné les rues de la zone métropolitaine dans le cadre de ce même mouvement de protestation.
Aux Gonaïves la circulation était complètement paralysée. Les protestataires de la Cité de l'indépendance ont incendié le bâtiment logeant la Direction Départementale du Ministère de l'Économie et des Finances au centre-ville. Ces derniers ont d'abord saccagé l'espace avant de mettre feu au bâtiment.
À Saint-Marc, le mot d'ordre grève a été aussi respecté. Les banques commerciales, les institutions publiques et privées ont gardé leurs portent fermées. Le même cas de figure a été remarqué à Petit-Goave.
Les syndicats ayant lancé les trois journées de grève ont exprimé leurs satisfactions face à la « réussite » de cette première journée de grève. Ils appellent la population à respecter les autres jours dans l'objectif de forcer le Premier ministre Ariel Henry à revenir sur la décision d’augmenter les prix des produits pétroliers sur le marché.
Après ces trois journées de grave annoncées, si le gouvernement n’entend pas raison, les syndicats des transports menacent de gagner les rues pour demander la démission du chef du gouvernement les 28 et 29 septembre aux côtés des organisations politiques.
Par: Daniella Saint-Louis
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