PubGazetteHaiti202005

Olrich Toussaint meurt par manque de soins au Pénitencier national, informe Me Arnel Rémy

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La situation d'instabilité constatée depuis plusieurs semaines dans la capitale haïtienne et dans les villes de province affecte grandement les centres carcéraux du pays. Il manque de l'eau potable et de nourriture dans les prisons. Olrich Toussaint est le nom d'un prisonnier qui s'est retrouvé mort ce mercredi au Pénitencier national par manque de soins, informe Me Arnel Rémy, président du Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l'Homme ( CADDHO).

 

Depuis plusieurs semaines, le pays entier est en mode lock. La capitale haïtienne et les villes de province sont en ébullition après que  le gouvernement a pris la décision d'augmenter les prix des produits pétroliers dans les pompes.

 

Pour exprimer leur ras-le-bol, la population a enclenché des mouvements de protestations, érigeant ainsi des barricades de pneus enflammés un peu partout dans les rues  pour forcer le gouvernement à faire le retrait de cette décision.

 

Cette situation n'avait pas tardé à avoir des répercussions sur la population haïtienne où l'eau potable à certains endroits et dans les centres carcéraux du pays était difficile à trouver.

 

C'est le cas par exemple pour le plus grand centre carcéral du pays. Au Pénitencier national, des prisonniers meurent par manque de soins. La situation est devenue plus inquiétante depuis les mouvements de protestations lancés dans le pays.

 

Olrich Toussaint est le nom d'un prisonnier qui s'est retrouvé mort dans sa cellule au Pénitencier national ce mercredi. 

 

Dans une interview accordée à Gazette Haïti News, Me Arnel Rémy, Président du Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l'Homme (CADDHO), fait savoir que c'est à cause du manque de soins. 

 

L'homme de loi dit avoir déjà recensé d'autres cas dans les prisons civiles à Petit-Goâve, Jérémie, Fort-Liberté et à Jacmel. 

 

« Il n'y a pas d'eau potable, ni de nourriture. Au niveau de la prison civile femme de Cabaret, les femmes sont dépourvues de serviettes hygiénique. Les prisonniers vivent dans des conditions infra inhumaines », a fait savoir Me Arnel Rémy qui invite les commissaires du gouvernement à assumer leurs responsabilités.

 

L'homme de loi prévoit une situation plus alarmante dans les jours à venir.  «  Si rien n'est fait pour changer la situation, les prisonniers mourront par dizaines dans les centres carcéraux du pays ».

 

Le commissaire du gouvernement de la ville des Gonaïves, Vanel Amisial pour sa part, a déjà tiré la sonnette d'alarme sur la situation des prisonniers dans la prison civile des Gonaïves qui risquent de ne plus pouvoir être approvisionnée en nourriture à partir du jeudi 22 septembre à cause du blocage des routes.

 

Par: Fenel Pélissier

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