Après cinq jours depuis la paralysie totale du pays, la population dans la zone métropolitaine commence à connaître des difficultés pour subsister, remarque-t-on ce vendredi 16 septembre 2022.
En fin de journée du lundi 12 septembre 2022, une vague de protestation s'est déclenchée dans la capitale haïtienne suite à l'annonce du premier ministre Ariel Henry d'augmenter le prix des produits pétroliers. Depuis lors, les routes sont barricadées, les institutions sont fermées, le transport est paralysé. Une situation qui a pris au dépourvu la population. Pénurie, hausse du prix des produits de manière arbitraire et opportuniste, épuisement des moyens financiers, la population connait déjà de grandes difficultés de subsistance 5 jours plus tard, ce vendredi 16 septembre 2022.
« Nous ne nous trouvons rien à acheter, alors qu'il n'y a plus rien à la maison, même du gaz propane pour la cuisine, s'est plaint une habitante de Carrefour. Il n'y a plus d'eau potable dans les environs de chez moins »,a alerté cette fille qui vit à Carrefour-Feuille.
Quant à cette femme qui vit à Pacot, la situation est un peu différente, mais toujours avec des difficultés au rendez-vous. « Nous ne savions pas que le pays allait être bloqué. Nous n'avons pas eu le temps de nous approvisionner. Maintenant les prix ont augmenté de manière exorbitante, alors que nous n'avons plus de grands moyens », s'est-elle alarmée.
À Delmas 33, pouvons-nous constater, c'est déjà la chasse à certains produits de première nécessité. Eau potable, gaz propane, et aussi, de l'eau pour les usages divers dont les vendeurs habituels préfèrent rationner pour leurs propres besoins, disent-ils.
Par ailleurs, la situation n'est pas la même pour tout le monde, car certains, par débrouillardise ou par hasard ont eu le temps de se mettre à l'abri. C'est le cas respectivement de ces habitants de Fleuriot et de Petion-Ville.
« Heureusement, nous avons tout ce dont on a besoin pour le moment. Sauf que nous ne pouvons pas sortir de chez nous. Mais pour l'instant on est à l'abri », nous a confié celui de Fleuriot.
Pour celui de Petion-Ville, par hasard le "pays lock" est arrivé alors qu'il venait de s'approvisionner. « Par hasard, samedi, je suis allé à la banque et ensuite je suis passé acheter tout ce dont on avait besoin pour la maison », a-t-il déclaré.
Le "pays lock" est arrivé chez la population et trouve les foyers en situation différente en termes d'approvisionnement. Cependant, il y a un sentiment qui est partagé, la crainte, car personne ne sait combien de temps tout cela va durer. Entre temps, les rues sont encore barricadées, toutes les institutions sont fermées et les protestataires sont dans les rues.
« Les gens ne savent plus quoi faire dans ma zone. Il n'y a plus de gaz propane. Il faut une pause, pour que les gens puissent se ravitailler », tel est le vœu d’un habitant à Laboule 12, espérant qu’il sera exaucé.
Par: Michner Alfred
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