PubGazetteHaiti202005

Haïti-Crise : le Sénat dit « se ranger aux côtés du peuple » et appelle à une entente entre les acteurs 

.

Dans une note de presse du jeudi 8 septembre 2022, le Sénat de la République réagit à la crise actuelle. Le Grand Corps dit se ranger « aux côtés du peuple » dans ses revendications. 

Haïti connaît actuellement des mouvements de protestation contre la vie chère, l’insécurité, la hausse du dollar et pour le départ du premier ministre Ariel Henry. Face à cette situation, le Sénat de la république avec ses dix élus a réagi dans une note de presse le jeudi 8 septembre 2022, disant « se positionner aux côtés du peuple ».

« Le Sénat de la République, depuis plus d'un an, n'a jamais cessé d'appeler les acteurs au dépassement et au dialogue afin de trouver un consensus pour sortir le pays de cette crise politique. Aujourd'hui, la situation politique, économique, sociale et environnementale du pays pays s'est nettement détériorée et le gouvernement de fait en place n'a pas apporté de réponses concrètes aux revendications légitimes du peuple », peut-on lire dans la note de presse. 

« Cette crise générale a augmenté la misère et la souffrance de la population qui gagne les rues dans les 10 départements géographiques du pays et revendiquent ses droits en exigeant : la sécurité sur toute l'étendue du territoire national ; le déblocage des routes nationales pour la libre circulation des personnes et des biens ; la baisse de la vie chère ; la disponibilité et la fourniture des produits pétroliers à l'échelle nationale ; la baisse du taux de change et la disponibilité du dollar pour tous ; une administration plus saine et une gestion plus efficace des ressources du Trésor public », poursuit le sénat qui se met « aux côtés du peuple » et exhorte les acteurs politiques à trouver une entente. 

« Prenant acte de ces revendications légitimes, le Sénat de la République, formé de ces dix élus, légitimes, se range aux côtés du peuple et sonne l'urgence pour que le gouvernement de fait de Ariel Henry, les acteurs politiques et la société civile trouvent une entente politique pour former un gouvernement de transition capable de donner des réponses concrètes et rapides aux justes et légitimes revendications du peuple », écrivent les 10 sénateurs. 

Le président du tiers du sénat Joseph Lambert et ses pairs réclament un consensus pour que le pays revienne à la normale et que les élections puissent être organisées:

« Le Sénat de la République, constitué d'élus constitutionnels et seuls détenteurs légitimes de la souveraineté nationale, réclame au plus vite ce consensus nécessaire à la mise en place de cette nouvelle gouvernance de transition devant nous conduire sur le chemin de la stabilité et à la tenue d'élections générales transparentes pour un retour rapide à la normalité constitutionnelle avant le début de l'année fiscale qui commence le 1er octobre prochain ».


Le Grand corps, la seule institution du pays  ayant des élus, avec seulement ses 10 élus a du mal à faire entendre sa voix. Reste à voir si cette dernière sortie pourra avoir une certaine influence sur le comportement des acteurs. 

 

Par: Michner Alfred

Politique

Culture

Economie

Sport