Le Premier ministre Ariel Henry s’est entretenu ce lundi 5 septembre 2022 avec les commissaires du gouvernement et leurs substituts des dix-huit juridictions du pays sur l’épineuse question du commerce illégal du carburant, selon un communiqué de la primature. Le chef du gouvernement invite les parquetiers à prendre les dispositions nécessaires en vue de freiner cette pratique.
L’épineuse question du commerce illégal du carburant a été au cœur d’une rencontre entre le premier ministre Ariel Henry et les commissaires du gouvernement et substituts des 18 juridictions du pays, selon un communiqué de presse de la primature.
« L’accent a été mis par le chef du gouvernement sur l'impératif et l’urgence de combattre ceux qui font du marché noir avec ce produit stratégique, enfreignant ainsi les dispositions du décret du 20 décembre 1946 portant le marché noir et la spéculation illicite », précise le communiqué.
Le Premier ministre, selon le communiqué, en a profité pour lancer une mise en garde contre toutes les libérations suspectes des criminels notoires.
Ont également figuré au menu des discussions : la rigueur dans la gestion des conflits terriens ; la lutte contre la détention préventive prolongée ; l'amélioration des conditions de détention des prisonniers, sans oublier l'indispensable combat contre la corruption qui gangrène le système judiciaire.
Ariel Henry a eu la possibilité de s’enquérir sur diverses préoccupations exprimées par les parquetiers quant à leur sécurité et aux moyens dont ils ont besoin pour s’acquitter convenablement de leur mission.
La pratique du commerce illégal du carburant est désormais monnaie courante à Port-au-Prince et dans les villes de province. Les pompes à essence indiquent parfois qu’elles sont à sec alors que des marchands écoulent des produits pétroliers dans l’informel au prix fort à quelques mètres de la station de service.
Dans un avis la semaine écoulée, le commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de Port-au-Prince Jacques Lafontant a rappelé à la population que « le commerce informel du carburant est illégal ». Ce dernier a même menacé de sévir contre les contrevenants. Des semaines après, le commerce informel du carburant ne cesse de pulluler.
Par: Daniel Zéphyr
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