PubGazetteHaiti202005

Moïse Jean-Charles menacé de poursuite judiciaire par l’association professionnelle des banques 

Moïse Jean-Charles

Les menaces proférées contre les banques commerciales, préoccupent l'Association des professionnels de banques (APB). Dans une note publiée ce vendredi 2 septembre, les responsables menacent de poursuivre l'ex sénateur Moïse Jean-Charles en justice.

Suite aux dénières manifestations organisées au Cap-Haïtien par le leader de Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles, menaçant les banques commerciales, l'Association des professionnels de banques (APB) sort ses griffes.

Sans citer nommément le leader de Pitit Dessalines, elle dit « (protester) énergiquement contre les propos d'une violence sans précédent, formulés par l'ex parlementaire, à l'encontre des banques et de leurs collaborateurs lors d'une manifestation politique, au Cap-Haïtien le 22 août 2022 ».

« Proférer ainsi des menaces, haranguer les foules déjà frustrées par la situation difficile que connait le pays, pour les inciter à commettre des actes à caractère criminel est un procédé dangereux et irresponsable qui peut déboucher sur une situation anarchique échappant à tout contrôle », écrit l'APB.

Elle souligne que « quelques jours plus tard, le 30 août dernier, lors de la manifestation publique organisée par ce même Moïse Jean-Charles au Cap-Haitien, plusieurs succursales de banque, en pleine journée de travail, ont essuyé des jets de pierre pendant plus de 45 minutes en provenance d'une foule déchaînée, mettant ainsi la vie des employés de banque et des clients en danger et provoquant des dégâts matériels dans certains locaux de nos membres ».

« Encore une fois, les banques commerciales sont pointées du doigt par certains secteurs prétextant, dans ce contexte de volatilité du taux de change, que celui-ci est dicté par elles. L'APB croit utile de rappeler que le taux de change d'une devise, le dollar en l'occurrence, est déterminé, à l'occasion de chaque transaction par l'équilibre entre l'offre et la demande de cette monnaie sur le marché de change », indique l'Association.

Elle signale qu' « une simple observation des taux de change au cours des 12 derniers mois montre que le secteur bancaire, qui représente actuellement beaucoup moins que la moitié du marché des changes, applique des taux nettement en dessous de ceux du marché informel ». De plus, les Banques fonctionnent, poursuit-elle,  dans un environnement réglementaire strict, surveillé et contrôlé par la Banque de la République d'Haïti (BRH) et sont tenues, entre autres, de rapporter quotidiennement à celle-ci toutes les transactions d'achat et de vente qu'elles ont effectuées au cours de la journlée. 

« Face à un tel déferlement de violence gratuite mais visiblement alimentée, les banques se réservent le droit de poursuivre en justice tous les auteurs intellectuels et matériels d'actes portant atteinte à l'intégrité des vies de leur personnel et à la sécurité de leurs biens », menace l'APB.

A l'initiative du leader du parti Pitit Dessalines, une série de manifestations est lancée au Cap-Haïtien depuis tantôt deux semaines contre la hausse du dollar, la vie chère et l'insécurité. Les banques commerciales sont les principales cibles de l'ex parlementaire et ses partisans qui menacent de les incendier si le dollar américain ne se change à moins de 100 gourdes pour un dollar.

 

Par Gazette Haïti News

Politique

Culture

Economie

Sport