La baisse du taux du dollar américain n'affecte pas les prix des produits locaux, qui au contraire ne cessent d'augmenter. Pour cause, le coût du transport et de l'engrais, selon certaines commerçantes.
Le pays avait connu une forte inflation en raison de la dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar. Comme conséquence, le prix des produits sur le marché avait connu une augmentation vertigineuse. Après quelques mouvements de protestation de la part de la population et l'injection des centaines de millions de dollar par la Banque centrale, le taux du dollar a été vue à la baisse, passant de 150 gourdes en moyenne dans l'informel à 130 gourdes, d'après ce qu’a constaté le Journal.
Suite à cette baisse, les prix des produits importés ont été timidement vus à la baisse. Cependant, pour les produits locaux, leur prix, au contraire, ne cesse d'augmenter, d'après les données collectées dans certains marchés de la zone métropolitaine.
Un sac d'ignames est passé de 2500 gourdes à 10 000 gourdes jusqu'à 12 500 gourdes ; une marmite de citrons de 500 gourdes à 2050 gourdes environs ; l'ail blanc de 1500 gourdes à 3000 gourdes et l'ail violet de 3000 gourdes à près de 4500 gourdes ; un demi-sac de carottes de 1250 gourdes à 1500 gourdes.
D'après les commerçantes, l'augmentation des prix est surtout due aux coûts du transport et de l'engrais. Elles ont témoigné que les prix du transport ont même plus que triplé ces derniers temps. Elles paient entre 250 gourdes et 1250 gourdes les produits jusqu'aux marchés. Cette augmentation du coût du transport est surtout tributaire de la rareté d'essence observée dans le pays depuis plusieurs semaines.
Le coût de l'agriculture a aussi augmenté, influençant le prix des produits sur le marché. L'engrais qui sert principalement à la culture des produits est passé de 1500 gourdes à 6500 gourdes, et des fois même jusqu'à 7500 gourdes.
Les marchandes se plaignent aussi que du fait du prix des produits, il est très difficile de les écouler. Des fois, ils sont périmés dans les dépôts. Ce qui, selon leurs dires, représente de grosses pertes pour ces dernières.
Par: Michner Alfred
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