Au moins 225 cas de kidnapping ont été recensés dans le pays de janvier à mars 2022 selon les données analysées par le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) dans son dernier bulletin publié le 30 mars 2022.
Dans son 7ème bulletin, la cellule d’observation de la criminalité du CARDH, dit avoir recensé, pour le premier trimestre 2022, pas moins de 225 cas de kidnappings pour le contre 142 pour celui de 2021, soit une augmentation de 58,45%.
Selon l’organisation, 76 cas de kidnapping ont été enregistrés pour le mois de janvier, 81 en février et 71 pour le mois de mars 2022.
Toutefois, les actes de kidnappings ont diminué de 44,31 % au cours du premier trimestre 2022 par rapport au dernier trimestre de l’année dernière où l’organisation avait recensé 404 cas de kidnappings.
L’organisation de défense des droits humains relève que le gang de Grand Ravin et ses alliés ainsi que des gangs alliés du gang 400 Mawazo sont responsables de la grande majorité des rapts.
Alors que le gang 400 mawozo « était responsable en moyenne de 60% du kidnapping entre juillet et décembre 2021 » ce chiffre est passé à « moins de 20% pour le premier trimestre de 2022 », un résultat dû aux « efforts appréciables de la police » selon le CARDH qui reconnaît que la PNH « n’a pas les moyens (armes et accessoires, matériels, unités adaptées à la nouvelle configuration des gangs, technologie, financement) pour intervenir simultanément dans les principaux foyers de gangs ».
Le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme estime que les chiffres du premier trimestre laissent présager une augmentation des actes d’enlèvement contre rançon pour l’année 2022 si les promesses de la communauté internationale d’aider le pays à enrayer ce fléau ne se matérialisent.
Par: Kervens Adam PAUL
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