Le gouvernement dominicain n’entend pas revenir sur sa décision de procéder au rapatriement des Haïtiens pour la plupart, en situation irrégulière vivant sur son territoire. En effet, au cours de la semaine écoulée environ 276 Haïtiens ont été rapatriés, parmi eux 18 femmes dont deux sont enceintes et deux enfants. GARR reconnaissant la souveraineté de la République Dominicaine a critiqué en revanche « le laxisme des autorités haïtiennes qui ne font rien pour trouver une solution à ces déportations massives ».
« L'État Haïtien n'a jamais eu une position ferme et publique qui vise la dénonciation du mauvais traitement réservé aux immigrants haïtiens par le gouvernement dominicain », a déploré le responsable de la communication du Groupe d'appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR), Mike Joseph Lysias.
Mike Joseph Lysia croit que c'est déplorable que les gouvernements successifs du pays n'ont jamais exigé de bons traitements pour les migrants haïtiens vivant en terre étrangère. « L'État n'a jamais fait preuve d'autorité à l'égard de la République Dominicaine », s'indigne le responsable de la communication.
En dépit des appels lancés à l'échelle internationale notamment du côté de l'organisation des Nations Unies demandant à la République Dominicaine de surseoir au rapatriement des Haïtiens, particulièrement les femmes enceintes, le gouvernement dominicain poursuit sa chasse aux immigrants haïtiens.
« 197 #migrants haïtiens ont été rapatriés dans l’après-midi du mardi 15/3/22 par la #RépubliqueDominicaine au point frontalier Belladère/Elias Piña. Il s’agit de 15 femmes (dont 2 sont enceintes),180 hommes et 2 mineurs. Au total, 234, a indiqué le GARR sur Twitter. Lundi 42 autres ont été rapatriés à la même zone. Ce qui fait au total 276 immigrants »
Déplorant l’inaction des autorités étatiques sur la situation des migrants haïtiens, M. Lysias explique que le GARR appelle toujours au respect des droits des migrants au moment des rapatriements.
« Les migrants haïtiens font parfois l'objet de violence par les agents de migration au moment de leur rapatriement en Haïti », condamne le Groupe d'appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR).
Par: Juhakenson Blaise
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