La 2ème réunion prévue ce lundi 14 février 2022 entre le premier ministre Ariel Henry, accompagné de certains signataires de l’accord du 11 septembre et les représentants du groupe Montana n’a pas eu. Accusant le chef du gouvernement de les avoir fait poireauter pendant 25 minutes dans sa résidence, la délégation du bureau de suivi de Montana, mécontente, a décidé de partir. En conférence de presse, des signataires de l’accord du 11 septembre ont rejeté la responsabilité de cet échec sur le groupe de Montana. Ils ont assuré qu’ils allaient rester sur place pour la poursuite des discussions en vue de trouver une issue à la crise.
Alors qu’une deuxième réunion, après celle du 11 février dernier, devait se tenir ce lundi 14 février 2022 à la résidence officielle du premier ministre entre des membres de l’accord de Montana, ceux de l’accord du 11 septembre et le chef du gouvernement Dr Ariel Henry, la délégation du bureau de suivi a décidé de vider les lieux « après 25 minutes d’attente ».
Lors d’une conférence de presse donnée dans la soirée de ce lundi, des représentants de l’accord du 11 septembre ont tenté de clarifier ce qui a provoqué l’échec de cette deuxième réunion.
L’ancienne sénatrice Edmonde Suplice Beauzile, présidente du parti Fusion de sociaux démocrate, a parlé d’un malentendu qui aurait provoqué cet incident assurant que tous les représentants de l’accord du 11 septembre qui devaient prendre part à cette réunion étaient présents à la résidence officielle aux environs de 4H 20 et attendaient les représentants du groupe Montana.
De son côté, l’ancien sénateur de la Grand-Anse, Saurel Jacinthe a fait savoir que les signataires de l’accord du 11 septembre accordent beaucoup d’importance au dialogue avec d’autres secteurs. Ils estiment que la poursuite des pourparlers est très importante car il faut, dit-il, un large consensus pour pouvoir mettre en marche la machine électorale dans le pays.
« Nous sommes là pour dialoguer, pour négocier et nous rejetons l’arrogance », a déclaré Saurel Jacinthe qui se dit confiant que le dialogue sera poursuivi.
« Je ne vois pas comment on peut demander quelque chose d’un côté et le refuser de l’autre », a-t-il ajouté.
De son côté, le porte-parole du secteur démocratique et populaire, Me. Michel André a quant à lui souligné l’importance de ce dialogue pour les membres de l’accord du 11 septembre.
« Nous autres signataires de l’accord du 11 septembre nous sommes pour le dialogue, nous sommes de bonne foi, nous voulons trouver un consensus largement large pour garantir la stabilité du pays, c’est ça le plus important », a déclaré le leader du SDP.
Il a affirmé qu’ils sont en attente, et qu’ils attendront les représentants du groupe Montana pour la tenue de la réunion « jusqu’à minuit s’il le faut ».
Par Kervens Adam PAUL
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