Haïti se tient au 164e rang sur 180 pays pris en compte dans le classement de 2021 sur l’indice de perception de corruption réalisé par l’organisation non gouvernementale Transparency International. A travers ce nouveau rapport publié cette semaine, Haïti voit son score légèrement amélioré compte tenu de ses scores dans les classements précédents. Le pays obtient 20/100.
Dans le continent américain, le Canada, l’Uruguay, le Chili et les États-Unis d’Amérique mènent la danse avec des scores respectivement de 74, 73 et 67 sur 100. Du revers de la médaille, Haïti, le Nicaragua et le Vénézuela squattent la zone rouge avec des scores de 20 et 14 sur 100. Ces trois pays sont considérés, par Transparency International, comme non démocratiques, confrontés à des crises humanitaires.
Le score moyen de la région est de 43 points pour la 3e année consécutive. Cependant, selon l’organisation non gouvernementale Transparency International, « un développement législatif et un engagement régional à lutter contre ce mal ». Selon ses constats, ces initiatives ne pas encore arrivées à inhiber les pratiques de corruption dans ces pays affaiblissant la démocratie et les droits humains.
Cette année, le pays a connu une légère amélioration au niveau de son score. Pour l’indice de perception de la corruption pour 2020 publié en 2021, Haïti était classée 170e sur 180 pays avec un score de 18 points sur 100. Pour celui de 2021 publié en 2022, le pays occupe le 164e rang sur 180 avec un score de 20/100.
Sur les 6 dernières années, le score d’Haïti dans ce classement est un peu mitigé (20 sur 100 en 2021, 18 sur 100 en 2020, 18 sur 100 en 2019, 20 sur 100 en 2018, 22 sur 100 en 2017, et 20 sur 100 en 2016) confirmant ainsi toutes les difficultés qu’éprouve le pays à lutter efficacement contre la corruption malgré des initiatives mi-figue mi-raisin de l’unité de lutte contre le corruption (ULCC).
Les pratiques de corruption agissent négativement de manière directe ou indirecte sur la problématique des droits humains. Pour l’organisation non gouvernementale, il faut un véritable sursaut de la société civile et les médias pendant qu’on leur garantisse la liberté d’expression.
« Les droits de l'homme ne sont pas simplement un atout dans la lutte contre la corruption. L'autoritarisme rend les efforts de lutte contre la corruption dépendants des caprices d'une élite. Veiller à ce que la société civile et les médias puissent s'exprimer librement et demander des comptes au pouvoir est le véritable chemin », a déclaré Delia Ferreira Rubio, présidente de l’ONG.
La « Transparency International », pour classer les pays, utilise une échelle de 100, où zéro correspond à un pays très corrompu et 100 à un pays très faiblement corrompu.
Les pays en tête du peloton de l’IPC sont le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande, avec un score de 88, suivis par la Norvège, le Singapour et la Suède avec un score de 85 chacun.
Dans la zone rouge du classement, on trouve le Soudan du Sud avec un score de 11 sur 100 suivi de la Syrie et de la Somalie avec un score de 13.
Le voisin d’Haïti, la République dominicaine se trouve au 128e rang avec un score de 30 points, délaissant ainsi derrière elle, ses plus faibles scores obtenus durant les deux dernières années.
Par: Daniel Zéphyr
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