PubGazetteHaiti202005

Affaire Jovenel Moïse: « Ariel Henry est un obstacle majeur à l'aboutissement de l'enquête », selon le Conseil d'Avocats de Joverlein Moïse

@JoverleinMoise

Le Conseil d'Avocats de Joverlein MOISE note des développements importants dans l'enquête sur l'assassinat du président Jovenel MOISE. Le Conseil, saluant la décision du congrès américain annonçant l'ouverture d'une enquête sur cet assassinat, dit espérer qu’elle permettra de faire enfin la lumière sur ce crime « odieux », et de déterminer une éventuelle implication américaine. Toutefois le conseil estime que « le premier ministre Ariel Henry est un obstacle majeur à l'aboutissement de l'enquête judiciaire » sur l'assassinat de l’ancien président Moïse. 

Saluant la décision du congrès américain annonçant l'ouverture d'une enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse, le Conseil des avocats de Joverlein Moïse dit espérer que « cette enquête permettra de faire enfin la lumière sur ce crime odieux et de déterminer une éventuelle implication américaine dans sa commission ».

Le Conseil d'Avocats de Joverlein MOISE dit souhaiter évidemment que cette enquête sollicitée par le Congrès Américain se fasse en toute transparence, et offre son entière collaboration à cette dernière. 

Selon le Conseil, la décision du Congrès d'ouvrir une enquête sur l'assassinat du Président Jovenel Moïse, est un signal clair envoyé aux autorités haïtiennes, en particulier au gouvernement d’Ariel Henry qui, dit-il, apparaît de plus en plus comme un obstacle majeur à l'aboutissement de l'enquête judiciaire haïtienne.


« La démarche du Congrès américain n'est rien de moins qu'un désaveu de l'enquête haïtienne en stagnation », écrit le Conseil des avocats de Joverlein qui « se réjouit également de l'arrestation de certains auteurs présumés de l'assassinat du Président Jovenel MOISE, et « condamne le "laxisme" avec lequel le Magistrat Instructeur Garry Orélien semble conduire son enquête ».

Quand prendra-t-il toutes dispositions nécessaires afin d'auditionner certaines personnalités dénoncées par la clameur publique, les organismes de défense de droits humains, les médias et certains de leurs complices assassins ayant été appréhendés, s'interroge le Conseil.

Selon le Conseil, le Magistrat Garry Orelien ne pose aucun acte d'instruction qui permettrait d'espérer  l'aboutissement de son enquête : par exemple, dit-il, les Colombiens arrêtés n'ont pas encore été interrogés et le Premier Ministre Ariel Henry n'a pas encore été invité dans son Cabinet pour apporter des précisions sur ses contacts avec Joseph Felix Badio avant et après l'assassinat du président MOISE. « Au contraire, contre toute attente, il a procédé à la libération de 4 policiers soupçonnés d'avoir été impliqués dans l'assassinat du président MOISE, soit Jacques Sincère, Cedernier Cicéron, Wilner Cangé et Eddy Amazan, responsables du CATEAM, le corps d'élite chargé de la protection du président », dénoncent les avocats du fils aîné du président assassiné. 


Le Conseil d'avocats de Joverlein dit toutefois « (rester) convaincu que tous les auteurs matériels et intellectuels, les complices et autres de l'assassinat du président Jovenel MOISE répondront de leur acte criminel et seront sanctionnés par les juridictions répressives nationales et/ou internationales ».

 

 

Par: Fenel Pélissier

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