PubGazetteHaiti202005

Un effort international de l’administration Biden pour renforcer la sécurité en Haïti

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La question de sécurité, la politique et l'assistance économique ont fait l'objet de débats lors de la réunion virtuelle convoquée vendredi dernier par les États-Unis sur Haïti. Le Secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires des Amériques, Brian Nichols lors d'une rencontre tenue vendredi 17 décembre avec les journalistes, a réitéré l’engagement des États-Unis à aider la Police Nationale d’Haïti à contrecarrer les bandits.
 
Un effort international pour renforcer la sécurité en Haïti. L’initiative est de l’administration Biden qui a l’issue d’une rencontre virtuelle tenue vendredi 17 décembre sur Haïti, a demandé au Canada et la France d’apporter leur soutien.
 
Cette réunion virtuelle à laquelle Haïti était partie prenante, avait « pour but d’obtenir des engagements afin d’empêcher une détérioration encore plus grande de la sécurité et des conditions économiques ainsi que de soutenir des solutions pilotées par les Haïtiens ».
 
Le ministre des Affaires Étrangères, Jean Victor Généus, participant à cette réunion virtuelle tenue à Washington, a déclaré avoir présenté l’état actuel de la situation générale du pays. 
 
« J'ai participé à la conférence virtuelle sur la sécurité en Haïti tenue à Washington vendredi dernier. J’ai présenté l’état actuel de la situation générale du pays. Le Gouvernement s'est engagé à créer un climat sécuritaire pouvant favoriser la tenue d’élections libres et démocratiques », a-t-il écrit sur son compte Twitter.
 
« À cette conférence, j’ai mis en évidence l'urgence des besoins pour un appui multiforme à la PNH de façon à freiner le phénomène de l’insécurité. Plusieurs pays participant à cette rencontre se sont engagés à apporter un support concret et immédiat à Haïti . », a-t-il poursuivi dans un second tweet 
 
Le Secrétaire général adjoint de l’hémisphère occidental, Brian Nichols, pour sa part, lors d’une rencontre avec les journalistes vendredi dernier, a informé qu’ « un certain nombre de pays qui ont participé aux discussions avaient déjà contribué à un soutien policier international à Haïti par l’intermédiaire des Nations Unies ou de l’Organisation des États américains. Ils ont exprimé leur volonté commune d’explorer un plus grand déploiement de la police en Haïti, que ce soit par le biais de mentorat, de formation ou d’unités de police étrangères »
 
Les forces de police haïtiennes restent faibles malgré les dépenses américaines de 300 millions de dollars au cours de la dernière décennie, en plus de l’aide du Canada et des Nations Unies pour citer un article de Miami Herald.
 
La police nationale d'Haïti a eu du mal à contenir la violence des gangs, ce qui a alimenté une flambée d'enlèvements et un blocus de plusieurs mois des ports de carburant du pays.
 
Brian Nichols a déclaré que les États-Unis ont récemment augmenté leur soutien à la police nationale haïtienne de 15 millions de dollars, dont 12 millions de dollars pour renforcer sa capacité à répondre aux gangs violents et aux efforts des communautés pour leur résister.
 
Reconnaissant que l’effort nécessite encore plus de travail, Nichols a déclaré qu’en plus du financement et de l’équipement annoncés par les États-Unis pour la police nationale d’Haïti, des engagements ont été reçus d’autres pays qui n’avaient pas auparavant fourni de financement à la police.
 
« Le Japon, par exemple, a déclaré qu’il contribuera à 3 millions de dollars pour construire des logements et d’autres installations pour la police », a fait savoir Brian Nichols.
 
« La réalité est que tous les investissements que nous fournissons à la police nationale haïtienne doivent s’accompagner de gains en matière de gouvernance, de transparence et d’efforts anti-corruption », a-t-il ajouté.
 

 

Par: Fenel Pélissier

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