PubGazetteHaiti202005

Le GARR dénonce la déportation de plusieurs femmes enceintes par les autorités dominicaines

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Le groupe d'Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR) dénonce la déportation par la République Dominicaine des femmes enceintes de plusieurs mois. Selon le GARR, 83 migrants haïtiens ont été rapatriés cette semaine, dont 55 femmes et 28 hommes par les autorités Dominicaines au niveau de la frontière à Belladère. 25 femmes enceintes faisaient partie du groupe, a indiqué le GARR.
 
Une chasse aux femmes migrantes haïtiennes est ouverte en République Dominicaine depuis quelques jours. 45 femmes dont 28 sont enceintes de plusieurs mois sont rapatriées  jeudi 11 novembre à Belladère par la République dominicaine, a indiqué le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés ( GARR).
 
Des agents de la Migration dominicaine sont entrés dans  plusieurs hôpitaux  jeudi 11 novembre et ont emmené de force plusieurs dizaines de femmes haïtiennes enceintes qui y recevaient des soins.
 
Des violations graves de droits humains sont constatées lors des rapatriements de plusieurs dizaines de femmes enceintes à la frontière par les autorités dominicaines, a alerté le GARR.
 
Une femme haïtienne qui venait de subir une césarienne a été forcée par des agents de la migration dominicaine de laisser l'hôpital et rapatriée à la frontière à Belladère sans son bébé resté en couveuse, a rapporté le GARR. 
 
Une situation qui ne laisse pas l’UNICEF  indifférent. Son représentant en Haïti, Bruno Maes a réagi ce vendredi 12 novembre sur Twitter pour condamner ces actes. 
 
Cette semaine, l'UNICEF a été informé qu'au moins 130 femmes enceintes et femmes avec des nouveau-nés cherchant des soins en République dominicaine ont été détenues ou expulsées vers Haïti dans des conditions ignobles, a tweeté Bruno Maes 
 
« Le 10 novembre, l'UNICEF a été informé que 45 femmes enceintes étaient détenues par les autorités dominicaines chargées des migrations et envoyées dans un bus vers une zone frontalière inconnue. Aussi env. 65 femmes enceintes ont été arrêtées après des raids effectués dans des centres de santé publics. », peut-on lire dans un deuxième tweet du représentant de l’UNICEF.
 
À des dates différentes, des femmes enceintes ou ayant accouché récemment ont été capturées dans différentes villes alors qu'elles cherchaient à se faire soigner dans des établissements de santé, détenues ou expulsées vers Haïti., a souligné Bruno Maes. 
 
Face à de telle situation, l'UNICEF dit condamner ces actes de détention et d'expulsion visant les femmes enceintes et les nouveau-nés en quête de soins pour une meilleure santé et survie. Les femmes et les enfants ont le droit de rechercher et de trouver des soins de santé dans le pays où ils vivent, rapporte l’organisme de l’ONU.
 
Soulignons que suivant un rapport de l'OIM Haïti, depuis le 19 septembre 2021, plus de 11 000 Haïtiens ont été rapatriés de plusieurs pays.
 

 

 

Par: Fenel Pélissier

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