PubGazetteHaiti202005

Pénurie d'eau à la DINEPA : des communes fortement touchées

Credit photo: Stanley LOUIS

À côté de l'augmentation des prix de transports en commun, et les prix des produits de premières nécessité, la pénurie de carburant constatée dans le pays notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, affecte considérablement la Direction Nationale de l'eau potable et de l'assainissement ( DINEPA). ce qui rend l'institution désormais dans ses sites de pompage, incapable d'assurer l'alimentation en eau potable au niveau de plusieurs communes du pays. Cette situation a des répercussions sur la population qui sont incapables de s’approvisionner en eau. Entretemps, le prix du gallon d’eau a doublé ou triplé dans certaines zones de la capitale. Ce qui représente un poids économique pour les familles modestes.
 
La pénurie de carburant qui perdure depuis quelques temps dans le pays continue d'avoir des conséquences directes sur la population haïtienne notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Cette grave crise affecte les banques commerciales qui pour l'instant réduisent leur horaire. 
 
Les difficultés d'approvisionnement en carburant, auxquelles fait face la population haïtienne, affectent considérablement la Direction Nationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement ( DINEPA) dans ses sites de pompage, la rendent incapable d'assurer l'alimentation en eau potable au niveau de plusieurs communes. 
 
Dans une note, la DINEPA informe qu'elle n'est pas en mesure de continuer le pompage d'eau vers les réservoirs de Tabarre, de Delmas et de Cité Soleil à cause de la pénurie de carburant.
 
Le Directeur Général de la Direction Nationale en eau potable et de l'assainissement, Guito Édouard dans une intervention sur les ondes d'une station de radio de la capitale, a déclaré avoir effectivement des difficultés à alimenter les réservoirs de DINEPA dans les communes de Tabarre, de Delmas et de Cité Soleil.
 
Cette situation a des répercussions sur la population notamment celles se trouvant dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui sont incapables de s'approvisionner en eau potable.
 
Dans l’intervalle, le prix du gallon d’eau a doublé ou triplé dans certaines zones de la capitale. Ce qui représente un poids économique pour les familles modestes
 
Jean, habite la commune de Delmas, précisément à Delmas 75. Il vit dans une famille composée de 6 personnes. Il raconte son quotidien depuis la crise de carburant dans le pays
 
« Nous avons besoin quotidiennement de l'eau pour fonctionner. Depuis la rareté de carburant constatée dans le pays, la situation est devenue de plus en plus compliquée pour nous », a expliqué Jean.
 
« Dans notre quartier on paie jusqu’à 30 gourdes pour remplir seulement deux récipients gallon d'eau potable. Le gallon d’eau potable qui était 25 gourdes avant la crise, s’élève désormais à 50 gourdes actuellement », s’est alarmé Jean.
 
« Nous sommes obligés parfois de prendre notre douche qu'une seule fois pendant la journée et cela arrive qu'on passe des journées sans le faire  », a-t-il confié. 
 
La situation est pareille pour Darline qui habite la zone de Juvenat dans la commune de Pétion-Ville. « Nous avons des difficultés pour nous approvisionner en eau, a-t-elle déclaré. Ordinairement nous achetons des camions d'eau mais depuis la pénurie de carburant, c'est impossible d’alimenter nos réservoirs. Quand nous appelons les chauffeurs, ils nous  disent qu'ils ne peuvent pas venir en raison de la rareté de carburant », a expliqué Darline. 
 
« A Juvenat, pour s'approvisionner en eau,  il faut payer au minimum 25 gourdes juste pour remplir un seul récipient », ajoute-t-elle. 
 
 
À carrefour-feuille, Canapé-vert et au Centre-Ville, la situation est pareille. Des familles vivent des situations extrêmement difficiles, incapables de s’approvisionner en eau.  Un camion d'eau de citerne coûte en moyenne 15.000 gourdes dans certaines zones de la capitale. 
 

 

Par: Fenel Pélissier

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