PubGazetteHaiti202005

La pénurie de carburant dépasse une situation de grand banditisme, selon le gouvernement

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Le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), en conférence de presse ce mardi 9 novembre 2021, a réagi sur la pénurie de carburant qui sévit dans le pays. Si pour de nombreux observateurs le problème est dû à la puissance des gangs armés, pour le gouvernement, la situation dépasse une situation de grand banditisme. Selon le gouvernement, c’est l’action d’ « un groupuscule de la vie nationale qui utilise la situation pour faire son beurre ».

Le gouvernement de Ariel Henry ne peut toujours pas assurer l’approvisionnement des terminaux en carburant afin que les camions-citernes puissent faire le plein et distribuer dans les stations d’essence. Des bandits armés bloquent les grands axes routiers conduisant aux terminaux pétroliers empêchant du même coup,  une distribution sécure malgré les déclarations du gouvernement indiquant qu’un couloir de sécurité a été créé. Ce mardi, en conférence de presse en la résidence officielle du premier ministre, le gouvernement a avoué que la situation dépassait le contexte de grand banditisme.
 

« Il y a des gens qui profitent de la situation pour faire leur beurre. Ce qui complique la situation qui dépasse un simple problème lié au phénomène du banditisme », a indiqué le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales Liszt Quitel. « Depuis le début de la crise, le gouvernement travaille jour et nuit », a laissé croire le ministre de la défense Enold Joseph qui veut pour satisfaction, la levée de la grève des chauffeurs de camions-citernes.

Le ministre de la défense Enold Joseph exprime sa stupéfaction face à l’absence des transporteurs le lundi suivant leur entente avec le gouvernement malgré qu’ « un couloir de sécurité a été créé pour ces chauffeurs de camion ». « Pour une raison inexplicable, les transporteurs n’ont pas fait acte de présence », conte Mr Joseph critiquant des actes de détournement de carburant enregistrés durant cette situation. « Nous avons loué des camions citernes pour remplir les camions à la charge de l’Etat. Malheureusement, certains camions ont vendu leur produit au marché noir », rapporte-t-il.

« Un dispositif de sécurité a été élaboré pour la distribution »


« Il y a un fort dispositif de sécurité qui a été mis en place à Varreux. Malheureusement, le carburant n’est pas sorti. D’autres produits comme le riz, l'essence et le ciment sont sortis », explique le directeur général de la police nationale d’Haïti Frantz Elbé déplorant que ce ne soit pas le cas pour le carburant.


Il n’y a pas que Varreux comme terminal. La situation est aussi tendue à Martissant où les bandits armés sont libres de circulation, de leurs actes, sans contrôle et sans opposition de la PNH. « Au vu de la situation à Martissant et après des études de sécurité menées par le haut commandement de la PNH, nous avons recommandé au gouvernement de prioriser le terminal Varreux. Depuis lors, un dispositif de sécurité a été mis en place. Ça a marché », explique le directeur général de la police nationale d’Haïti Frantz Elbé.

Pour faire face à la crise de carburant, plusieurs entreprises ont dû s’adapter. La Unibank, la Sogebank, Eko Depot, Maison Handall, Casami, Kay Dupuy, MCS Group, Radio Télévision Caraïbes, Le Nouvelliste et la pâtisserie Marie Béliard font partie des entreprises ayant adopté un nouvel horaire de travail. Il y en a qui ferment tout bonnement leurs portes en attendant la disponibilité du carburant. Des écoles fonctionnent désormais 3 jours par semaine.
 
 
 

 

Par : Daniel Zéphyr

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