Le RNDDH se dit préoccupé par la libération du « soldat de l'armée de Jovenel Moïse », Serjo MASILLON, « arrêté sous le chef d’accusation de vol de voiture » du journaliste Widlore Merancourt, le 30 septembre 2021. Suite à cette décision, le RNDDH invite « le CSPJ à porter une attention particulière à la gestion du décanat du TPI par le doyen Bernard SAINVIL ».
Le RNDDH rapporte que « Serjo Masillon a été arrêté et emmené au sous-commissariat du Canapé-Vert sous le chef d’accusation de vol de véhicule. Son dossier a été transféré à la Section Départementale de la Police Judiciaire – Ouest (SDPJ – Ouest). Parallèlement, le parquet près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince a été saisi ».
Le RNDDH se dit perplexe sur la façon dont le parquet près le tribunal de première instance de Port-au- Prince a traité le dossier.
Le Réseau essaie de comprendre comment alors qu ' « un substitut commissaire du gouvernement, Me Orange ROMAIN, donne à la PNH une délégation de pouvoir pour enquêter sur le dossier de Serjo Massillon qu’il juge de la plus haute importance et attend encore les résultats de l’enquête, et qu'un autre substitut Québex JEAN soit décidé de siéger dans une audience en habeas corpus, sans tenir compte de cette délégation de pouvoir et de l’intérêt du Parquet réputé un et indivisible pour donner son avis favorable pour la remise en liberté de Serjo MASILLON ». L'ordre de mise en liberté a été signé par un troisième substitut, Me Gérald Bélony NORGAISSE, rapporte RNDDH.
Ainsi, l'organisme de défense des droits humains se questionne sur l'intérêt du doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince Bernard SAINVIL dans le traitement des divers dossiers. Selon RNDDH, « Me Bernard SAINVIL n'a besoin que de quelques heures pour statuer sur le dossier de l’officier de l’Armée Serjo MASILLON et de dix-sept (17) jours pour se prononcer sur l’action en habeas corpus intentée par les avocats de certains prisonniers, comme le policier Abelson GROS-NEGRE ».
« La célérité de la juridiction de première instance de Port-au-Prince n’a même pas permis aux magistrats d’attendre les résultats de l’enquête de la police qui n'est pas au courant de la libération de Serjo MASILLON », dénonce RNDDH, déplorant également le fait que « la juridiction du TPI s'était mobilisée pour libérer rapidement Serjo MASILLON sans tenir compte de la plainte déposée par le journaliste Widlore MERANCOURT ».
Dans ces conditions, le RNDDH dit « remettre la vie de ce dernier aux mains ( sic) du doyen Bernard SAINVIL et des parquetiers Québex JEAN et Gérald Bélony NORGAISSE ». Le RNDDH invite en outre « le CSPJ à porter une attention particulière à la gestion du décanat du TPI par le doyen Bernard SAINVIL ».
Par: Juhakenson Blaise
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