L’ancien sénateur du département du Nord Moïse Jean Charles a reçu le titre de « Docteur Honoris Causa » hier samedi 6 novembre 2021 lors d’une cérémonie organisée par « Corneston Christian University », dans l'État de Floride aux États-Unis. L’ancien maire de Milot s’est fait accompagner du sénateur Leslie Griffiths et la député vénézuélienne Roraima Gutiérrez Moreno comme respectivement parrain et marraine.
Comme il devient presqu’une habitude ces derniers temps à propos du leader de Pitit Dessalines, l’octroi de ce titre honorifique provoque une vive polémique sur les réseaux sociaux entre ceux qui estiment qu’il ne mérite pas cette distinction en mettant en doute la crédibilité du centre universitaire et ses partisans qui sablent le champagne. Au milieu de ce tollé, toute une confusion quant à la signification exacte du titre de « Docteur Honoris Causa ».
Comme le démontrent les images sur les réseaux sociaux, l’ancien sénateur du département du Nord Moïse Jean Charles a bel et bien été décoré « Docteur Honoris Causa » hier samedi 6 novembre 2021 aux États-Unis. Dans son discours de circonstance, Moise Jean Charles a tenu à remercier l’université d’avoir jeté le dévolu sur lui tout en estimant que ce prix démontre clairement au monde entier la lutte qu’il mène pour « garder vivante la flamme de l’idéal dessalinien ».
Par ailleurs, l’ancien sénateur s’est adressé à l’organisation des Nations Unies (ONU) en lui demandant d’agir avec célérité sur le problème de la faim dans le monde et les autres inégalités qui maintiennent le sous-développement surtout en Haïti. Il en a profité pour envoyer un message fort aux jeunes en Haïti en leur demandant de faire front commun pour retirer le pays du marasme dans lequel il se trouve. « Luttons ensemble pour bâtir un monde meilleur, en faisant quotidiennement ce qui est bien, juste et moralement défendable », a-t-il déclaré.
Quid de la distinction « Docteur Honoris Causa » et de l’utilisation du titre.
Le titre honorifique « Docteur Honoris Causa » octroyé régulièrement à une multitude de personnalités de discipline diverse ( artistes, écrivains, leaders politiques, scientifiques, etc.) par une université provoque une vive controverse sur les réseaux sociaux. Entre les fervents partisans de Moïse Jean Charles qui sablent le champagne et ses détracteurs qui avancent que le leader de Pitit Dessalines, le débat est féroce.
Voici donc une idée de la signification de ce titre et de son utilisation fournie par Wikipedia:
« La distinction « Docteur Honoris Causa » est un titre honorifique décerné par une université ou une faculté à une personnalité éminente qui n’est pas tributaire d’une étude à une faculté quelconque. Ce titre honorifique permet donc à une université de souligner l'œuvre d'une personnalité ou son implication dans une communauté. Ce titre honorifique permet donc à une université de souligner l'œuvre d'une personnalité ou son implication dans une communauté. Il offre aussi une visibilité à l'université et encourage la participation du docteur honoris causa au financement de cette dernière (inversement, le titre peut être décerné à la suite d'un don[5]) ».
« Le choix des docteurs honoris causa est généralement confié à un comité, comprenant en principe les membres les plus éminents du corps professoral de l'université et sa direction ».
Son utilisation:
« Par convention, les récipiendaires des doctorats honorifiques n'utilisent pas le titre "Dr" dans la correspondance générale, bien que dans la correspondance officielle de l'université délivrant le diplôme honorifique, il est normal de s'adresser au récipiendaire par le titre[45],[46]. Cependant, cette convention sociale n'est pas toujours scrupuleusement respectée[26]. (Dans) les politiques des établissements d'enseignement supérieur, (il est demandé) généralement que les récipiendaires « s'abstiennent d'adopter le titre trompeur »[4] et qu'un récipiendaire d'un doctorat honorifique restreigne l'utilisation du titre "Dr" avant leur nom à tout engagement avec l'établissement d'enseignement supérieur en question et non au sein de la communauté au sens large[5] ».
Corneston Christian University « présente en Haïti »
En ce qui concerne Corneston Christian University, Gazette Haïti ne détient pas beaucoup d’informations sinon celles fournies sur son site officiel selon lesquelles l’établissement est fondé en 1999 en Floride et forme des étudiants dans diverses disciplines, telles que l’anthropologie, la psychologie, la théologie, l’administration, etc.
Dans un texte publié dans le journal Le Nouvelliste ( Insertion demandée), le 20 novembre 2020, il est écrit que :
« CCU est une université internationale para-professionnelle avec un fondement biblique, située dans cinq États basés aux États-Unis. Elle est actuellement présente à travers plus de 40 pays, y compris Haïti, et forme actuellement des étudiants dans plus de 160 pays. En outre, la CCU vous offre plus de 81 disciplines universitaires au choix et est autorisée à octroyer des diplômes de baccalauréat, de maîtrise, de doctorat et de post-doctorat dans deux langues à travers le monde ».
Selon le même texte, « La CCU est déjà présente dans les neuf départements du terroir et beaucoup de professionnels y ont déjà obtenu leur diplôme et ont trouvé l’emploi qu’il leur faut ».
« Vous n’avez rien à perdre avec la CCU, car son diplôme est reconnu à l’échelle internationale et va au-delà de vos frontières. Elle est également une université accréditée », assurent les responsables de Corneston Christian University.
Toutefois les détracteurs de Jean Charles Moïse mettent en doute la crédibilité de cette université américaine dont un annexe se trouve à Clercine 24 ( Tabarre). « c’est l'annexe qui se trouve à Clercine. L’université mère est basée aux États-Unis », a confirmé une réceptionniste à Gazette-Haïti n’étant pas en mesure de fournir plus d’ informations sur l’institution.
Par : Daniel Zéphyr
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