La faculté d’Ethnologie fait part de son indignation suite à l’assassinat crapuleux et odieux du professeur Patrice Derenoncourt par ses ravisseurs. « Cet acte lâche et barbare constitue un crime contre l'humanité et contre l'intelligence », écrit ladite faculté dénonçant dans une note presse parue ce 2 novembre 2021. La faculté dénonce au passage, l’attitude complice des autorités étatiques.
Les réactions pleuvent après l’assassinat du professeur Patrice Derenoncourt. Après l’université Quisqueya, l’université notre dame, l’université d’Etat d’Haïti, c’est maintenant au tour de la faculté d’ethnologie de déplorer cet acte inqualifiable. « Le décanat (élu) de la Faculté d'Ethnologie condamne avec la plus grande sévérité le kidnapping suivi de l'assassinat du professeur Michel Patrice Derenoncourt. Cet acte odieux, lâche et barbare constitue un crime contre l'humanité et contre l'intelligence », écrit la faculté voyant dans la mort du professeur Derenoncourt une perte capitale pour le pays tout entier.
La séquestration suivie du meurtre du professeur Derenoncourt vient allonger la liste des professeurs tués de balles assassines dans les rues de Port-au-Prince, selon le décanat de la faculté d’Ethnologie qui cite d’autres professeurs notamment ; Jean Anil Louis-Juste, professeur à la Faculté d'Ethnologie, assassiné le mardi 12 janvier 2010; Serge Luc Bernard, président de l'Université de Port-au-Prince assassiné le vendredi 31 août 2012; Alix Gaillard, professeur de construction civile, assassiné le mercredi 22 mai 2019; Jacques Pierre Matilus assassiné le 3 février 2021 à Delmas 40 B; Monferrier Dorval, bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, assassiné le 28 août 2020, entre autres.
La faculté d’Éthnologie croit qu’ils sont peu nombreux ceux et celles qui décident de revenir ou de rester au pays pour exercer le métier de sacerdoce professoral. « Les statistiques ne sont pas précises sur le ratio professeur-étudiant en Haiti, mais nous pouvons faire l'hypothèse d'un manque flagrant de professeurs qualifiés pour enseigner dans les universités haïtiennes », indique le décanat.
« Nous sommes renversés par les meurtres en série de professeurs et de tous les autres citoyens et citoyennes qui en sont frappés », déplore cette entité de l’UEH qui critique vertement « l'attitude complice » du gouvernement haïtien qui n'a « rien fait » pour ralentir l'insécurité et l'impunité. « Si rien n'est fait dans l'immédiat face à la gangstérisation du pays et des institutions, les seigneurs du crime vont transformer Haiti en une société de « Rest In Peace », prévient la FE.
Par ailleurs, le conseil décanal ayant à sa tête Ilinor Louis exprime son ras-le-bol.« La population n'en peut plus », ne cesse-t-elle de crier.
Par: Daniel Zéphyr
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