PubGazetteHaiti202005

Le gouvernement condamne l’incendie « criminel » de l’hôpital de Sacré-Cœur de Milot

Hôpital de Milot ( incendie)

Dans une note parue ce mardi 02 novembre, le Ministère de la Santé Publique et de la Population « condamne énergiquement l'intrusion suivie d'actes de vandalisme perpétrés par des individus armés dans l'enceinte de l'hôpital de Sacré-Cœur de Milot dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre ».
 
« Le Ministère présente sa solidarité au personnel de l’hôpital, aux malades et parents des malades traumatisés par cet acte inqualifiable et profite de l’occasion pour rappeler une fois de plus que les espaces de soins sont inviolables quelque soit le prétexte », lit-on dans cette note portant la signature du Ministre de la santé Dr Marie Gréta Roy Clément 
 
Dans l'intervalle, le MSPP enjoint aux autorités policières et judiciaires de mettre tout en œuvre pour retrouver et traduire devant la justice les principaux auteurs, co-auteurs et complices de ces actes.

Au moment d’écrire cet article, le premier ministre Ariel Henry sur Twitter a également « (condamné), avec véhémence, les attaques criminelles perpétrées contre l’hôpital de Milot, par des individus armés, tôt dans la matinée du 1er novembre ».

« De tels actes barbares et répréhensibles ne visent qu’à semer de l’anarchie dans notre milieu et à mettre en péril les vies et les biens.
Ainsi, les pouvoirs publics ont été instruits en vue de diligenter, en toute urgence, une enquête pour poursuivre les criminels et les déférer par-devant la justice, conformément aux lois de la République », écrit le chef du gouvernement. 


L’incendie a été commis suite à une altercation entre deux (2) individus participant à une cérémonie au cimetière de la ville de Milot le 1er novembre, à l’occasion de la fête des guédés. L’un des deux hommes a été tué à coups de couteau alors que l’auteur du crime, blessé a été vite transporté à la salle d'urgence de l'hôpital. Des partisans de la victime, voulant se venger et fâchés que ce dernier ait été pris en charge, ont mis le feu à l'accueil de l'hôpital provoquant ainsi une panique généralisée chez le personnel.
 

 

 

Par Fenel Pélissier

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