« La communauté internationale, en particulier les États-Unis, le Canada, la France et l'Union européenne, doit agir en Haïti et de toute urgence. RD poursuivra le plan annoncé avec des mesures d'immigration plus strictes. @POTUS @EmmanuelMacron @JustinTrudeau », a tweeté ce lundi 1er novembre le président le président dominicain Luis Abinader, en réaction à la grave situation d’insécurité en Haïti marquée notamment par des cas d'enlèvements quotidiens. Claude Joseph n’a pas voulu laisser passer cette occasion pour rappeler au chef d’Etat voisin que les choses ne sont pas si différentes chez lui.
Face au comportement jugé condescendant affiché depuis quelques temps par les autorités dominicaines vis-à-vis d'Haïti, le chancelier haïtien Claude Joseph n'a pas mis de temps à réagir. Dans un langage diplomatique, le ministre des affaires étrangères via son compte Twitter a donné une réplique à Luis Abinader lui rappelant qu'en république dominicaine aussi l'insécurité bat son plein. Il prend en exemple une mise en garde du département d'état contre la montée de la criminalité à St Domingue:
« Suite à la mise en garde du 25/10/21 du @StateDept contre la montée de la criminalité en terre voisine, j’encourage le gouvernement dominicain et celui d’Haïti à travailler d’un commun accord pour enrayer le problème de l’insécurité sur l’Île. https://t.co/HP1p4Kt7EZ », a écrit le chancelier haïtien, en réponse au président dominicain.
« Pour sa part, le Gouvernement haïtien intensifiera les efforts, avec l’appui et la solidarité sincère de la communauté internationale, pour restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national », a ensuite fait savoir le Dr Claude Joseph.
Haïti fait face à une vague d'insécurité jamais connue dans son histoire. Il ne se passe un jour sans dénombrer des cas de kidnapping. Ce matin, au moins 5 chauffeurs transportant du carburant en provenance du terminal de Thor ont été enlevés par des bandits de Grand Ravine, tandis qu'hier soir un couple a été kidnappé par des hommes armés.
Entre temps, les 17 étrangers dont 16 Américains enlevés il y a un mois par le gang des « 400 Mawozo » ne sont toujours pas libérés. Les ravisseurs exigent 17 millions de dollars, soit 1 million par personne pour les remettre en liberté.
De son côté, la police nationale se montre de plus en plus impuissante face aux gangs qui semblent désormais remplacer l'Etat.
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Par Gazette Haïti
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