A travers une note de presse publiée ce lundi 1er novembre 2021, l’office de la protection du citoyen s'est dit choqué après l’exécution du professeur Patrice Derenoncourt. Par cette exécution, l’OPC y voit « un acte terroriste et un crime contre l’humanité ». L’institution se dit inquiète « face à la complaisance des autorités étatiques et leur silence complice par rapport à ce phénomène ».
La nouvelle a eu un l’ effet d’une bombe hier. Sur sa page Facebook, Yves Lafortune, un des proches amis du professeur Patrice Derenoncourt kidnappé à la rue Cameau le 16 octobre dernier, a annoncé sa mort à travers une triste publication. « C'est ahurissant comme aberration! Ma seule espérance était que tu me (nous) reviennes. Ils t'ont assassiné et t'ont mis en terre mon frère! Patrice Michel Derenoncourt, Mort sans sépulture! », a écrit Yves Lafortune.
Dans une note de presse publiée ce lundi, l’office de la protection du citoyen se dit sous le choc après l’exécution du professeur Derenoncourt. « L'Office de la Protection du Citoyen (OPC), a appris avec émotion, tristesse et indignation, l'exécution du Professeur Patrice Derenoncourt par les bandits sans foi ni loi, qui l’ont enlevé le 16 octobre 2021 », peut-on lire dans la note.
Pour l’institution nationale de promotion et de protection des droits humains, la mort dudit professeur est un véritable « coup dur » pour la communauté universitaire. « Maître Derenoncourt était un Professeur compétent, discipliné, jovial, toujours au service de ses étudiants et prêt à collaborer avec ses collègues professeurs », soutient l’institution qui qualifie cet acte comme « un acte terroriste et un crime contre l’humanité ».
« Silence complice des autorités »
Dans la foulée, l’office de la protection du citoyen s’est dit « profondément préoccupé » par rapport aux informations faisant état de l’implication de certaines autorités étatiques dans des cas de kidnapping. « Leur passivité ou leur silence apparemment complice face à ces accusations inquiète la population », souligne-t-il.
Par ailleurs, l’institution nationale indépendante de promotion et de protection des droits humains a tenu à exiger justice pour le professeur Derenoncourt tout en présentant ses sympathies aux parents, collègues, étudiants et à toute la communauté universitaire, en général, durement frappés par cette disparition brutale.
Lors de ce rapt le 16 octobre dernier, un policier du BLTS qui tentait de déjouer le kidnapping a été tué par les ravisseurs. Selon des informations, Patrice Derenoncourt qui aurait reçu une balle au moment de son enlèvement allait succomber à ses blessures quelques heures plus tard. Ses parents n'étant pas au courant auraient quand même versé une rançon aux bandits.
Entre-temps, les 17 étrangers dont 16 Américains enlevés par le gang 400 Mawozo ne sont toujours pas libérés en dépit des menaces du gouvernement américain. Selon les dernières informations, ils sont toujours vivants.
Par : Daniel Zéphyr
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