PubGazetteHaiti202005

Insécurité : « Nous ne demandons pas de promesses mais plutôt des résultats », la lettre poignante des patrons à Ariel Henry

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Dans une  lettre adressée au premier ministre Ariel Henry le jeudi 28 octobre 2021, les associations patronales ont lancé un dernier cri d’alarme, « face au chaos généralisé », qui sévit actuellement dans le pays. Ces patrons disent ne plus vouloir de promesses du chef du gouvernement mais plutôt des résultats. « Nous vous demandons d'assumer votre rôle de rassembleur et de faire usage de votre droit d'engager la nation pour prendre toutes les dispositions nécessaires, urgentes voire impopulaires mais obligatoires pour la survie du pays », écrivent-ils.

 

Face à la situation précaire qui sévit dans le pays depuis peu, les associations patronales mettent Ariel Henry face à ses responsabilités. Dans une lettre sévère, les patrons en Haïti ont exprimé leur ras-le-bol demandant au premier ministre de se conduire en chef. Par cette démarche, ils y voient « un dernier cri d'alarme, face au chaos généralisé, que vit la population haïtienne toute entière ».

 

« L'insécurité et la peur règnent sur le territoire, empêchant tout mouvement de personnes et de biens. La distribution de produits pétroliers est complètement paralysée, causant la fermeture de nombreux hôpitaux laissant pour compte les malades qui s'y trouvent ; obstruer le fonctionnement de centres de santé est intolérable approvisionnés eux-aussi par des groupes électrogènes dépendant de carburant, tombent », écrivent-ils.

 

Pour les associations patronales, les secteurs de l'industrie, de services, de petits, moyens et grands commerces, véritables générateurs d’emplois, sont très menacés. « Notre pays, Monsieur le Premier Ministre, s'éteint et disparaît à petit feu », font-ils remarquer.

Les associations patronales se disent frustrées devant l’apparente passivité des autorités face à cette descente aux enfers. «  Le pays ne peut plus attendre », disent-elles tout en exigeant des actions « concrètes » pour combattre ces fléaux qui, selon eux, visent à détruire la nation. 

« Nous vous demandons, Monsieur le Premier Ministre, d'assumer votre rôle de rassembleur, de Chef de Gouvernement et de faire usage de votre droit d'engager la nation pour prendre toutes les dispositions nécessaires, urgentes voire impopulaires mais obligatoires pour la survie du pays et rétablir l'état de droit sur le territoire national en commençant par la livraison du carburant à travers les 10 départements », peut-on lire dans cette lettre des patrons. 

 

Par ailleurs, les associations patronales disent avoir apprécié le fait que le premier ministre Ariel Henry ait répondu positivement à leur invitation pour un débat autour des menaces graves auxquelles Haïti fait face dont l’insécurité. Ironie du sort, la raison de ce report est liée à l’insécurité. « Nous n'avons aujourd'hui même plus le luxe du débat, car l'heure est devenue encore plus grave », signalent les patrons.

 

 

 Par : Daniel Zéphyr

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