PubGazetteHaiti202005

Deux jours après la grève, les activités reprennent à Port-au-Prince mais la rareté du carburant persiste 

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Deux jours après la levée de la grève lancée par plusieurs structures syndicales dont FOSSA contre la pénurie du carburant et l'insécurité, les activités reprennent, vendredi 29 octobre 2021, dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince. Par ailleurs, l'absence du carburant dans les pompes, l'un des objectifs de la grève, se fait toujours sentir dans le pays.

Ce vendredi 29 octobre 2021 la vie reprend son cours dans la capitale haïtienne qui était au point mort durant les trois jours de grève contre l'insécurité et la pénurie du carburant. 

Les banques commerciales depuis jeudi ont rouvert leurs portes. L’administration publique, les industries, les magasins, les super-marchés, le commerce informel fonctionnent. L'école, une des victimes de la grève fonctionne toujours au ralenti. 

Quant au transport en commun, les impacts de la pénurie du carburant sont encore visibles, même si en ce vendredi 29 octobre les chauffeurs sont beaucoup plus présents dans les rues. Ces derniers y compris les passagers continuent de se plaindre de l'absence de l'essence dans les pompes, provoquant non seulement l'augmentation du prix du pétrole dans les rues mais aussi de celui automatiquement des transports.

Selon les chauffeurs de taxi-moto un gallon de carburant qui se vend à environ 200 gourdes dans les pompes peut se vendre actuellement à hauteur de 1500 à 2000 gourdes dans les rues. Certains trajets au coeur de la capitale sont passés de 25 gourdes à 50 gourdes, et de 15 gourdes à 50 gourdes, en raison de la pénurie du carburant.

Le premier ministre Ariel Henry de son côté a rejeté le fait que le pays est en train de vivre une pénurie du pétrole. Dans son message à la nation, jeudi, le chef du gouvernement a affirmé que « le pays n'est pas en manque de carburant ».

Les grévistes dont Jacques Anderson Desroches de FOSSA ont indiqué que le moment de la trêve n’était pas une carte blanche donnée au premier ministre Ariel Henry. Les syndicalistes préviennent que la mobilisation pourrait se reprendre le 3 novembre si rien n'est fait d'ici là pour combattre l'insécurité et rendre disponible le carburant dans le pays.

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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