Dans une lettre responsive adressée au premier ministre Ariel Henry, mardi 12 octobre, le Sant Karl Lévêque (SKL) a exprimé son refus à la démarche du chef du gouvernement, l'invitant le 8 octobre, à proposer trois personnes en vue d'aboutir à la formation du nouveau conseil électoral provisoire. L’organisme de défense des droits humains a fait savoir au premier ministre que le problème de l'insécurité est plus sérieux que la formation d'un nouveau CEP.
« Notre foi dans l'avenir d'Haïti et notre conviction dans les principes Sacro-saints de la Démocratie nous obligent à vous notifier de l'impossibilité pour la SKL d'accéder à votre demande sous le format attendu », a répondu le Sant Karl Lévêque au premier ministre Ariel Henry qui est en phase d'application de l'accord du 11 septembre.
L'organisation de défense des droits humains Sant Karl Lévêque avance plusieurs raisons pour appuyer sa position.
« Nous estimons mieux adaptée une démarche qui tend à élire un représentant du secteur des Droits Humains pour le CEP en lieu et place d'une sélection sur proposition de deux Organisations de la place », indique le Sant Karl Levêque, soulignant que « cette voie donnera beaucoup plus de légitimité à votre démarche en vue de la réalisation des élections ».
De plus, le Sant Karl Levêque évoque le climat d'insécurité qui, estime-t-il, est une question plus urgente et prioritaire que la formation d'un nouveau CEP. « Loin de nous ériger en de véritables conseillers du Gouvernement, nous estimons que rien de sérieux, de bien et de bon ne saura se réaliser en Haïti sans un minimum de sérénité. Ainsi, nous vous suggérons d'abord et avant tout de commencer par adresser le problème d'insécurité et le kidnapping qui rongent les familles haïtiennes », a écrit le Sant Karl Lévêque dans sa lettre envoyée au premier ministre.
Par conséquent, le Sant croit que des signaux clairs doivent être envoyés en ce qui concerne le rétablissement d'un climat de paix dans le pays. « « (Il) serait de nature à créer de la confiance et à faciliter tout éventuel processus impliquant le peuple haïtien », souligne la structure de défense des droits humains.
Face aux divers accords présentés dans le pays, le Sant Karl Lévêque pense que « la conjoncture politique actuelle impose la nécessité d'avoir un large consensus entre les acteurs à travers un accord qui reflètera l'intérêt général du peuple Haïtien dans sa plus grande diversité ».
Par: Juhakenson Blaise
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