L'association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH) dans une note de presse ce lundi 4 octobre, salue les efforts déjà consentis par les magistrats debout et assis et les exhorte au respect des principes d'éthiques et déontologiques pour la réussite de l'année judiciaire 2021-2022 en vue de « cesser enfin les critiques dégradantes dont est victime la magistrature haïtienne. »
« L’année judiciaire 2020-2021 était une des plus difficiles qu’ont connu les magistrats Haïtiens. Insécurité, absence de moyen pour accomplir leur mission, menace de toute sorte sans compter les déclarations diffamatoires dont certains ont été l’objet. », décrit l’ANAMAH dans cette note portant la signature de son Président, juge Jean Wilner Morin
« Nombreux ont été assassinés citons :les magistrats Antoine Luccius et Fritzgerald Cerisier. D’autres collègues étaient obligés de prendre la poudre d’escampette suite aux menaces dont ils ont été l’objet soit dans le cadre du traitement d’un dossier ou au constat de l’absence de carrière dans la magistrature », poursuit l’association des magistrats.
« L’année judiciaire 2020-2021 a mis le conseil supérieur du pouvoir judiciaire à rude épreuve, lorsqu’il il était contraint de se prononcer courageusement sur la situation du pays et ce n’était pas sans conséquence. Les magistrats de tous rangs et grades ont dû sous l’instigation des associations de magistrats pousser les autorités en place à procéder à l’installation de la quatrième judicature et cette situation fait étrangement référence au combat mené par l’association nationale des magistrats Haïtiens en 2011 et 2012 pour forcer les autorités à installer les conseillers de la première judicature. », rappelle l’ANAMAH dans la note.
L’ association nationale des magistrats, consciente que la lutte pour l’indépendance effective de la magistrature est continuelle, dit saluer les efforts déjà consentis par tous les collègues magistrats tant qu’assis que debout et les exhorte en cette année Judiciaire 2021-2022 au respect des principes d’éthiques et déontologiques pour la réussite de l’année judiciaire, pour que cessent enfin les critiques dégradantes dont est victime la magistrature haïtienne. Elle rappelle que le magistrat est payé par les taxes des justiciables pour faire application de la loi non pour les rançonner ou pour les imposer la loi de la corruption.
« Espérant que l’année 2021-2022 va être meilleure pour la justice Haïtienne. L’AMAMAH Souhaite à tous et toutes une bonne année Judiciaire », conclut l’ANAMAH.
Par: Fenel Pélissier
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