PubGazetteHaiti202005

Haïti-Immigration: quatre agences de l'ONU appellent à l’arrêt des expulsions des réfugiés haitiens 

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Quatre agences des Nations-Unies, dans une note en date du 30 septembre 2021, appellent « les États à s'abstenir d'expulser les Haïtiens sans avoir correctement évalué leurs besoins de protection individuels ». L’ensemble de ces agences de l'ONU plaident par conséquent pour « le respect des droits fondamentaux des Haïtiens en déplacement ».

Les agences de l'ONU pour les réfugiés (HCR), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH invitent « les États à offrir des mécanismes de protection ou d'autres dispositions légales pour un accès plus efficace aux voies de migration régulière ».

En ce moment où les États-Unis expulsent les immigrants haïtiens qui ont parcouru de nombreux de kilomètres espérant fouler le sol américain, les agences de l'ONU dont le HCR, l'OIM, l'UNICEF et le HCDH exigent « le respect des droits fondamentaux des Haïtiens en déplacement et d'arrêter les expulsions des réfugiés en Haïti ».

« Les pays des Amériques doivent s'engager dans une approche régionale coordonnée qui veille à assurer la protection des femmes, des hommes et des enfants haïtiens qui se déplacent dans la région », déclare les quatre agences, appelant « l'ONU et ses partenaires à fournir une assistance de base aux Haïtiens à divers endroits au cours de leur voyage mais également en Haïti ».

Le HCR, l'OIM, l'UNICEF et le HCDH croient qu' « il faut en faire davantage pour trouver des solutions durables à la profonde vulnérabilité d'Haïti, qui connaît une dégradation de sa situation sociale, économique, humanitaire et politique, et ainsi victime de diverses catastrophes ».

Selon ces agences, « certains des réfugiés Haïtiens ont des raisons fondées de demander une protection internationale ».
« Le droit international proscrit les expulsions collectives et exige que chaque cas soit examiné individuellement », prévient le HCR, l'OIM, l'UNICEF et le HCDH.

« Les conditions de vie dans le pays restent désastreuses et ne sont pas propices aux retours forcés », écrivent ces quatre agences de l'ONU dans cette déclaration conjointe, publiée le jeudi 30 septembre 2021.

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise

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