Le syndicat de la police nationale d'Haïti (SPNH-17) a donné une conférence de presse, lundi, après plusieurs jours de silence, pour dénoncer la détérioration de l'institution policière. Le porte-parole Domond Sincy, dénonçant la gestion du haut état-major de la PNH, continue de réclamer « de bonnes conditions de travail pour les policiers, traités, selon lui, en parents pauvres ».
« Pendant les neuf mois de cette année, l'institution policière a été traînée dans la boue et a perdu sa fierté et sa dignité par un haut état-major qui a su détruire la confiance qu'avaient la population et les policiers en la PNH », affirme le porte-parole Domond Sincy, dénonçant « la persécution policière ».
Le SPNH-17 demande qu'on arrête de traquer les membres du syndicat. « Nous demandons à ce qu'on annule les mandats émis, entre autres, contre Yanick Joseph, Jean Elder Lundi, Carlos Santores, Monbrun Gédéon, Antoine Dario. », exige le porte-parole Sincy. Cette persécution syndycale est, croit-il, l'une des principales causes qui démoralisent et démotivent les policiers au sein de l'institution policière.
Selon Domond Sincy, « faire face à l'insécurité, à la fédération des gangs, au kidnapping qui ravage et décapitalise la famille haïtienne doit passer par le bon traitement des policiers ».
La solution au problème de l'insécurité est là, indique le représentant du SPNH-17, expliquant qu' « il faut d'abord que les autorités s'empressent d'installer à la tête de la PNH des policières et policiers académiquement formés, crédibles et compétents, capables de gagner la confiance des membres de la police. Puis, les autorités doivent équiper les agents de la police de matériels de protection pour faire face à l'insécurité (créée par les bandes armées). Enfin, le CSPN doit prendre en charge la santé mentale, physique et sociale des policiers ».
Puis loin, M. Sincy ajoute qu' « un policier ne doit pas se faire du souci pour l'éducation de ses enfants, nourrir sa famille, avoir un logement, et ne doit pas être frustré ».
Selon lui, la santé mentale d’un policier qui exerce le métier de port d'armes doit être prise en considération ».
Le SPNH-17 en profite pour exiger la libération de son porte-parole emprisonné, Abelson Gros-Nègre, arrêté depuis le 27 mars 2021. « Aujourd'hui, nous du SPNH-17 sommes sortis de notre silence, seule la libération de Abelson Gros-Nègre pourra nous calmer », a déclaré le policier et porte-parole Domond Sincy, sous forme de menaces.
Par: Juhakenson Blaise
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