PubGazetteHaiti202005

Le secrétaire mexicain des relations extérieures, Marcelo Ebrard : « le Mexique est prêt à recevoir les migrants haïtiens »

@Marcelo Ebrard

Le gouvernement mexicain par le biais de son secrétaire des relations extérieures, Marcelo Ebrard affirme, lundi 20 septembre 2021, que le Mexique « n'a aucun problème à accueillir les migrants haïtiens à condition qu'ils respectent les lois du pays ».

« Le Mexique n'a aucun problème à ce qu'ils puissent être dans notre pays, tant qu'ils respectent les lois du Mexique », a déclaré aux médias Marcelo Ebrard, le secrétaire mexicain des Relations extérieures, rapporte le journal Diario Libre.

Ils sont environ 13 000 migrants irréguliers, principalement originaires d'Haïti, détenus par les autorités américaines sous le pont international qui relie Del Río, au Texas, à la Ciudad Acuña du Mexique, à Coahuila. C'est dans cette circonstance qu'a réagi le gouvernement mexicain, promettant un refuge aux migrants haïtiens tant qu'ils ne violaient pas les lois du Mexique.

Selon le chancelier Ebrard, « la plupart d'entre-eux (ces migrants) veulent à tout prix atteindre les États-Unis ».  Ce flux de migrants haïtiens venus du Brésil, du Chili, est dû à une déformation de l'information de l'expansion du programme de statut de protection temporaire (TPS) par des trafiquants, déclare le secrétaire mexicain Ebrard.

Le secrétaire qui appelle notamment les États-Unis et l'ONU à soutenir Haïti parce qu'il vit une situation très difficile, rappelle que « Mexique propose toutes sortes de solutions, via l'Institut national des migrations, certains ont accepté refuge au Mexique, je pense à 15%, plus ou moins ».

Les États-unis ont réalisé, lundi 20 septembre 2021, le deuxième voyage de déportation des migrants haïtiens qui voulaient tenter leur chance sur le sol américain. Ces derniers ayant parcouru de nombreux kilomètres, sortant de l'Amérique du sud passant par le Mexique pour atteindre les États-unis, voient leur rêve de vivre dans le pays du président de Joe Biden gâché. Du côté des autorités haïtiennes, le premier ministre Ariel Henry fait savoir que c'est pour lui une obligation d'apporter son soutien aux organisations qui travaillent d'arrache-pied en vue d’accompagner les migrants. « Lakay se lakay », dit-il. 

 

 

 

Par: Juhakenson Blaise avec Diario Libre

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