PubGazetteHaiti202005

Le Collectif Défenseurs Plus tire la sonnette d'alarme sur la vulnérabilité des infrastructures policières face à la montée en puissance des gangs

Photo d’illustration

En conférence de presse mardi 14 septembre, le Collectif Défenseurs Plus a présenté un rapport sur la vulnérabilité des infrastructures policières face à la montée en puissance des gangs dans la région métropolitaine. Chaïna Etienne et Jensen Dufort, respectivement responsable programme et assistant programmation au niveau du Collectif, ont fait  le point sur la situation très préoccupante de la police nationale d’Haïti.
 
Dans ce rapport de 19 pages, le Collectif Défenseurs Plus dresse un tableau sombre de la situation de la police nationale d’Haïti depuis sa création jusqu’à date. Chaïna Etienne, responsable de programme au niveau du Collectif, a souligné la carence en matériels et en ressources humaines de l’institution policière qui ne lui permet pas de contrecarrer les gangs armés. 
 
Selon le Collectif Défenseurs Plus dans ce rapport, environ 16 mille policiers pour assurer la sécurité  de 11 millions habitants, un nombre incalculable d’agents sont assignés à la sécurité rapprochée des personnalités publiques et privées. Certains membres de la PNH ont également abandonné leur poste pour s’installer à l’étranger. 
 
Pendant ces dernières années qui ont marqué leur 26 ème anniversaire, a rapporté le Collectif Défenseurs Plus, les policiers ont fait face à  mal de difficultés. Ils exercent leur métier dans de mauvaises conditions, se font attaquer dans leur espace de travail et se font kidnapper comme de simples citoyens, peint  le Collectif Défenseurs Plus dans ce rapport. 
 
En ce qui a trait à des troubles sociaux qui ont affecté structurellement la PNH, le Collectif regrette que l’institution ait été instrumentalisée à des fins politiques. Certains policiers se sont adonnés à des actes de Kidnapping, de vol, des trafiques de stupéfiants, de brutalité policière, indique-t-il.
 
Dans ce rapport également, le Collectif Défenseurs Plus a présenté un état des lieux des infrastructures de la PNH. Des commissariats et sous-commissariats sont devenus les cibles des gangs armés, dépourvus des équipements adéquats pour se défendre aux criminels, les policiers sont aux abois.
 
« La grande majorité de commissariat sont traités en parent pauvre. La plupart d'entre eux ont un budget qui s’élève à 25,000 gourdes. Les policiers sont entassés dans des espaces aigu au quotidien. Les matériaux susceptibles d’un bon fonctionnement d'un commissariat sont quasiment absents », ajoute l’organisme des droits humains pour lequel, ces actions ont des conséquences graves sur la population. Certains membres de la population sont privés non seulement de leur droit à la sécurité mais aussi leurs droits à la libre circulation, au logement et à l’alimentation, à l’éducation et à la santé, dénoncent le Collectif. 
 
En ce sens, l’institution de droits humains recommande aux autorités gouvernementales et policières de prendre des mesures suivantes : 
élaboration et l’adoption d'un plan de réforme de la police nationale d’Haïti, prendre des dispositions pour mieux équiper les policiers et policières en service, continuer le vetting de l’institution policière en vue de la rendre  crédible aux yeux de la population, assister légalement les policiers et les policières en con conflits avec la loi, qui ont des difficultés pour payer un service des cabinets d’avocat, recruter sur base de compétences et d’aptitude des nouveaux policiers en vue de renforcer l’institution policière en effectif, instaurer les cours sur les droits humains dans la formation initiale et continue des policiers nationaux, prendre des dispositions pour la diplomatisation de la police national, contrôler la circulation des armes illégales dans les ports, les points de contrôle douaniers et les points frontaliers avec la République Dominicaine 
 
 

 

 

Par: Fenel Pélissier

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