Un jour après avoir demandé au premier ministre Ariel Henry de démissionner pour se mettre à la disposition de la justice haïtienne dans le cadre du dossier de l'assassinat de Jovenel Moïse, l'Office de la Protection du Citoyen a écrit aux Nations-Unies, sollicitant en ce sens le support de l'organisation en faveur de l'avancement de ce dossier.
Suite au scandale provoqué par les informations confirmées par la DIGICEL, révélant des échanges téléphoniques entre l'actuel premier ministre Ariel Henry et l'un des présumés assassins du président Jovenel Moïse le jour du crime, l'Office de la Protection du Citoyen (OPC) dirigé par Renand Hedouville continue de multiplier les démarches en vue de forcer Ariel Henry à se mettre à la disposition de la justice en vue de donner des éclaircissements sur ces faits troublants.
En effet, l'Institution Nationale de promotion et de protection des Droits Humains (OPC) a écrit à la Haute commissaire des Nations-Unies aux Droits de l'Homme, Michelle Bachelet ainsi qu'à la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies en Haïti, Helen M. Lalime, également Cheffe du Bureau Intégré des Nations Unis en Haïti (BINUH).
Dans ces deux correspondances distinctes envoyées ce lundi 13 septembre 2021, l'OPC a fait part de ses inquiétudes quant à la capacité et la volonté du pouvoir central de faciliter l'aboutissement de l'enquête judiciaire ouverte sur le dossier de l'assassinat du Président Jovenel Moïse. Des inquiétudes, souligne l'OPC, qui ont été renforcés par les révélations d'échanges téléphoniques entre Ariel Henry et Joseph Félix Badio.
L'OPC continue de plaider en faveur de la mise en place d'une commission d'enquête internationale.
« Au nom du droit à la vérité et à la justice, en vertu des principes et valeurs prônées par l'Organisation des Nations-Unies (ONU) visant la consolidation de l'État de Droit, la démocratie et les droits de l'homme, l'Office de la Protection du Citoyen fait appel à votre haute intervention et renouvelle sa recommandation pour la mise en place d'une commission d'enquête internationale en appui au Juge d'Instruction, Me Garry ORÉLIEN, vu la dimension transnationale du crime perpétré sur le Chef de l'État haïtien afin que tous les commanditaires, les auteurs intellectuels et matériels de cet assassinat crapuleux soient identifiés et traduits en justice conformément au Droit Pénal International et au Droit International des Droits de l'Homme », a écrit le protecteur du Citoyen Renand Hedouville dans ces deux correspondances.
Par: Kervens Adam PAUL
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